
Deux fonctionnaires et un intermédiaire ont été arrêtés « en flagrant délit » de corruption, a annoncé mercredi le ministère public marocain, deux jours après le lancement d’un numéro vert visant à dénoncer des actes de corruption au Maroc.
Les suspects ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête, a précisé à l’AFP un porte-parole du parquet qui a mis en place ce numéro vert garantissant l’anonymat des dénonciateurs.
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Géré par « cinq juges », ce numéro gratuit a reçu 355 appels depuis son lancement, a ajouté cette source.
Il s’agit du deuxième numéro vert anticorruption lancé au royaume, où les annonces d’arrestations et de condamnations pour corruption sont de plus en plus récurrentes.
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Le pays s’est également doté d’une « stratégie nationale » de lutte contre la corruption, mais « continue de souffrir d’une corruption systémique », selon un rapport de Transparency.
Le Maroc a ainsi été classé 90e sur 176 pays dans le dernier indice mondial sur la perception de la corruption, établi par cette ONG.
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Le secteur judiciaire est le premier pointé du doigt, devant la police et les hôpitaux, d’après Transparency.