
Le projet de loi de finances complémentaire pour 2018 continue de susciter la polémique. Le MSP a rejeté les arguments évoqués par le Premier ministre Ahmed Ouyahia pour justifier l’augmentation des taxes sur les documents d’identité.
Nacer Hamdadouche, député et cadre dirigeant au sein du parti islamiste, estime, dans une contribution publiée ce dimanche 27 mai que « le gouvernement invite tout simplement l’Algérien à payer sa citoyenneté ». Le recours à une telle décision est un signe flagrant de « la fragilité de l’État », ajoute-t-il.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Mais ce qui inquiète le plus le parti islamiste, c’est cette tension palpable entre la présidence et la chefferie du gouvernement à la veille des présidentielles. Ces deux institutions sont accusées de « violer le devoir de réserve » en affichant publiquement leurs différents. « C’est ce que ressort du communiqué du Premier ministre qui a évoqué des fuites organisées » en référence à la publication du LFC 2018 dans la presse avant même son examen en Conseil des ministres, soutient Hamdadouche.
Le MSP est catégorique : la polémique sur la LFC 2018 prouve que le projet n’a pas été élaboré dans « la transparence ».
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
Vers l’abandon du caractère social de l’État
Les mesures prise par le gouvernement dans le projet de loi en question « font craindre le pire », selon le MSP. Et le pire serait justement « cette tendance progressive de l’État vers l’abondon de ses actions sociales », pour toucher à l’avenir deux secteurs névralgiques à savoir « la santé et l’éducation ».
Pour le MSP, « Il est inconcevable » de demander aux citoyens de payer toujours le prix du déficit du Trésor public. Un déficit qui reflète, en réalité, « la faillite des différentes politiques engagées par les gouvernements successifs », affirme Hamdadouche.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations