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Accusé d’avoir marchandé le soutien du RND à Bouteflika en 1999, Benbaibèche répond

Et de trois pour Djamel Ould Abbès. Après Amara Benyounès et Abderrazak Makri, les sorties tapageuses du chef du FLN font sortir Tahar Benaibèche de son long silence. Benbaibèche, pour…

Accusé d’avoir marchandé le soutien du RND à Bouteflika en 1999, Benbaibèche répond
Imane Lecheb
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Et de trois pour Djamel Ould Abbès. Après Amara Benyounès et Abderrazak Makri, les sorties tapageuses du chef du FLN font sortir Tahar Benaibèche de son long silence.

Benbaibèche, pour ceux qui l’auront oublié, a présidé aux destinées du RND en 1998 avant d’être éjecté et remplacé au pied levé par Ahmed Ouyahia au début de l’année 1999. C’est donc lui le « novice en politique » qui aurait « marchandé » le soutien du parti à Abdelaziz Bouteflika, alors candidat pour un premier mandat présidentiel.

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Contrairement au président du MSP qui a rejeté avec véhémence les révélations de Ould Abbès sur l’attitude louche de feu Mahhfoud Nahnah, Tahar Benaibèche assume. « J’ai refusé d’apporter le soutien du parti au candidat d’un parti concurrent sans conditions préalables », affirme ce lundi à TSA Arabi l’ancien SG du RND, actuellement à la tête du parti Al Fadjr Al Djadid.

Benbaibèche a donc « marchandé », mais pas des postes et des avantages, comme l’avait laissé entendre le patron du FLN la semaine passée. « Ceux qui ont monnayé leur soutien sont ceux qui, après l’élection présidentielle de 1999, avaient obtenu des postes », rétorque-t-il. « De quel projet peut se prévaloir un parti s’il se met au service d’un candidat sans préalables ? Je suis convaincu de la justesse de mon attitude et si c’était à refaire, j’adopterais la même posture », ajoute-t-il, révélant qu’il avait refusé d’obtempérer à une injonction « venue d’en haut (…) pour soutenir le candidat Abdelaziz Bouteflika.

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  1. Benbaibèche livre même quelques détails sur ses palabres avec le « candidat du consensus ». « Je lui ai dit que j’étais responsable de 40% de la représentation politique nationale et que le parti avait 156 députés, 80 sénateur, 1100 maires, 8000 élus locaux et qu’il était donc inconcevable d’apporter le soutien du parti sans négociations », dit-il.

La réponse est destinée non seulement à Djamel Ould Abbès, mais aussi à la direction du RND qui s’est empressée de lever tout soupçon sur son secrétaire général actuel, Ahmed Ouyahia, un temps désigné comme la cible de la pique du premier responsable du parti majoritaire. Le RND s’en est lavé les mains, fustigeant une « position personnelle » de Benbaibèche qui a d’ailleurs été éjectée juste après. « La position personnelle de l’ex-secrétaire général du parti à ce moment-là a mené la direction du Rassemblement à retirer sa confiance à M. Taahar Benbaibèche et à élire M. Ahmed Ouyahia comme secrétaire général », a rappelé le parti du Premier ministre dans un communiqué.

« Rappelez-vous ce qu’était le RND à l’époque et regardez où il en est aujourd’hui. J’ai cessé de parler du parti depuis longtemps, mais maintenant qu’on m’accuse, je leur dis que j’ai représenté comme il se doit le parti », assène Benbaibèche.

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