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Achaïbou convoqué par la justice après ses déclarations sur Bouchouareb

Me Khaled Bourayou est l’avocat d’Abderrahmane Achaïbou, patron du groupe éponyme concessionnaire automobile multimarque. Dans cet entretien, il revient sur la convocation de l’homme d’affaires par la justice suite à ses déclarations dans la presse, sur l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb.

Dans une lettre ouverte au président Bouteflika, M. Achaïbou avait notamment indiqué que « M. Abdeslam Bouchouareb, ex-ministre de l’Industrie et des Mines, avait déjà organisé la faillite du groupe Achaïbou, en le dépouillant de ses marques pour les donner à ses parents ou amis ». Interviewé par Radio M, il avait ajouté que « des intermédiaires » se réclamant de M. Bouchouareb lui ont demandé de l’argent.

Est-ce que Abderrahmane Achaïbou a bien reçu une convocation du procureur de la République et a été entendu hier par lui ?

Effectivement, M. Achaïbou a reçu une convocation du procureur de Bir Mourad Raïs. Mais il s’agit selon le magistrat d’une procédure administrative qui ne nécessite pas la présence de son avocat.

Cela veut dire quoi ?

Cela veut dire qu’il s’agit d’une mesure administrative consistant pour le procureur de mieux s’informer sur les déclarations faites par M. Achaïbou.

Sur quoi a-t-il été interrogé ?

Il a été interrogé sur ses déclarations. Il a eu à préciser qu’il n’avait pas accusé Abdesselam Bouchouareb de corruption en affirmant qu’il aurait été contacté par des personnes qui s’étaient présentées comme intermédiaires du ministre.

Donc Abderrahmane Achaïbou n’a jamais accusé Abdesselam Bouchaoureb selon vous ?

Oui (il ne l’a jamais accusé). Une accusation doit être directe, claire et précise. L’accusation ne peut aussi être formulée que par un magistrat. Mais il convient de préciser que le fond du débat reste les motifs qui ont présidé au rejet des demandes d’agréments de M. Achaïbou.

Quels sont ces motifs ?

On parle de rapport accablant de l’Inspection générale des finances (IGF) qui en serait à l’origine. Si ce rapport est accablant, pourquoi la justice n’en a pas été informée ? D’autant plus qu’il s’agit d’une situation où le fait de ne pas informer la justice concernant un rapport aussi accablant constitue en soit une infraction pénale de non-dénonciation de fait délictuel.

Vous accusez donc Bouchouareb de non-dénonciation ?

Je n’accuse personne. Je dis que ce sont des logiques de procédure. Encore une fois, le fond du débat est que le groupe Elsecom a été mis à genoux à cause de ce prétendu rapport accablant. Il a été contraint de licencier plus de 650 employés. Le groupe qui a été dépouillé de toutes les marques qu’il représentait depuis plus de vingt ans aurait dû être le premier à obtenir l’agrément.

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