Direct Live Search
Search

Algérie : des exportateurs de dattes bloqués, selon un député

L’exportation des dattes algériennes connaît des difficultés cette année, selon un député, ce qui risque, selon lui, de nuire à la production.

Algérie : des exportateurs de dattes bloqués, selon un député
Algérie : un député alerte sur le blocage de l’exportation des dattes | Crédits : rachid amrous / AdobeStock
Badreddine Khris
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Clock 2 minutes de lecture

Veuillez vous abonner ou vous connecter avec votre compte Google pour lire cet article.

Des producteurs algériens de dattes de Ouled Djellal, d’El Meghaïer, de Biskra, de Touggourt peinent à exporter depuis plus de quatre mois, selon le député Abderrazak Bezziou.

Le Parlementaire a constaté que les banques refusent de domicilier les opérations d’exportation de dattes pour les opérateurs de cette région du pays, arguant, selon lui, avoir « reçu des instructions ».

A lire aussi : Air Algérie casse les prix avec une nouvelle promotion

Les raisons évoquées ne sont pas clarifiées, estime M. Bezziou. Certaines banques avancent le fait que ces exportateurs sont des startups qui doivent au préalable présenter un bilan, disposer d’un siège et d’une usine, explique-t-il au ministre du commerce extérieur et de la promotion des exportations, Kamel Rezig lors de la réunion de la commission des finances et du budget, au sein de l’Assemblée populaire nationale (APN) qui a eu lieu le 14 février 2026.

A lire aussi : La France s’intéresse à la pomme de terre algérienne 

Des dattes stockées dans les chambres froides

 

Conséquence : « des milliards de centimes de marchandises sont stockés dans les chambres froides », déplore Abderrazak Bezziou.  « Si les agriculteurs ne vendent pas leurs dattes maintenant durant cette saison, quand est-ce qu’ils le feront ? », s’interroge-t-il encore.

A lire aussi : Algérie : la galère des importateurs de véhicules

Par ailleurs, le député a affirmé, en s’appuyant sur les déclarations des exportateurs de dattes, que ces derniers sont victimes « d’une politique de deux poids, deux mesures ».

 Car, argue-t-il, au moment où ils sont interdits d’exporter, une banque accorde des domiciliations à des opérateurs dans les wilayas de Blida et de Sétif et ont exporté vers un pays avec qui l’Algérie a, pourtant, suspendu toute transaction commerciale.

« Que la mesure d’interdiction à l’export soit appliquée à tous les exportateurs, nous nous y conformerons tous car personne ne peut être au-dessus des lois de la république. Si elle concerne, en revanche, uniquement une catégorie d’opérateurs qui investissent des centaines de millions de centimes dans ce créneau depuis une quinzaine d’années, cela est inacceptable. Avec de telles décisions, nous brisons les agriculteurs et les exportateurs », regrette M Bezziou.

 

Tricherie à l’exportation

 

Certaines sociétés indélicates acceptent d’aider les exportateurs « à condition qu’ils paient une certaine somme en devise pour chaque kilogramme de dattes exporté », relève le député qui a demandé au ministre d’intervenir pour régler ce problème dans les plus brefs délais.  

L’Algérie est le troisième producteur mondial de dattes avec une production annuelle de 1,3 million de tonnes, mais le pays ne figure pas parmi les plus grands exportateurs de ce fruit.

En 2023, l’Algérie a exporté 83.000 tonnes de dattes pour 9,871 milliards de dinars, soit un peu plus de 73 millions de dollars.

En avril dernier, lors d’une rencontre avec les chefs d’entreprises algériens, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a dénoncé les pratiques frauduleuses de certains exportateurs qui exportent les dattes au prix de 40 dinars le kg, alors qu’elles coûtent beaucoup plus.

Lien permanent : https://tsadz.co/1muqf

TSA +