Direct Live Search
Search

Algérie-France : 290 exportateurs de moins, les petites entreprises sacrifiées

Le patronat français veut saisir l’opportunité du réchauffement des relations avec l’Algérie qui a été acté par la visite de Laurent Nunez, pour relancer les affaires

Algérie-France : 290 exportateurs de moins, les petites entreprises sacrifiées
France - Algérie : après la sécurité, le patronat français se mobilise pour relancer les affaires. / Adobe stock
Ali Idir
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Clock 2 minutes de lecture

Veuillez vous abonner ou vous connecter avec votre compte Google pour lire cet article.

Les entreprises françaises cherchent à maintenir et même à renforcer leurs positions en Algérie. Après une année 2025 particulièrement difficile pour le commerce algéro-français, l’année en cours s’annonce différente dans un contexte de réchauffement progressif entre les deux pays. 

Mardi, au moment où le ministre de l’Intérieur français Laurent Nunez actait ce dégel à Alger avec notamment une rencontre avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et une visite axée sur les questions de sécurité, le Medel a réuni une trentaine d’entreprises françaises au tour de l’ambassadeur de France en Algérie Stéphane Romatet.

A lire aussi : Air Algérie casse les prix avec une nouvelle promotion

L’objectif : saisir l’occasion du réchauffement pour rétablir les liens et repartir à la conquête du marché algérien qui devient de plus en plus difficile en raison des restrictions à l’importation et des tensions politiques entre les deux pays.

Vers une rencontre Medef International – Crea ?

« Si certaines inquiétudes liées aux effets de la crise politique sur des secteurs spécifiques ont été exprimées, une volonté claire et partagée de maintenir et de reprendre le dialogue s’est dégagée des échanges », affirme le Medef international dans un bref et laconique compte-rendu de la réunion, en ajoutant que ce dialogue doit « conduire à établir un partenariat équilibré pour les deux économies, fondé sur le respect et des échanges mutuellement bénéfiques. » 

A lire aussi : La France s’intéresse à la pomme de terre algérienne 

Lors de cette réunion, les discussions ont permis de rappeler quatre « atouts structurels de l’Algérie, qui continuent de susciter l’intérêt des entreprises françaises ». Il s’agit selon le patronat français d’une « démographie importante, d’une main-d’œuvre qualifiée, d’infrastructures de qualité et d’un coût de l’énergie compétitif ».

La réunion a « confirmé » que la relation entre Medef International et le Conseil du renouveau économique algérien (Crea), et « plus largement celle entre les réseaux d’affaires français et algériens, reste préservée, avec des perspectives de coopérations futures ».

A lire aussi : Algérie : la galère des importateurs de véhicules

Selon nos sources, une délégation du Medef International devrait se rendre en Algérie pour rencontrer le Crea et une visite d’une délégation de cette organisation patronale est également au programme de cette réconciliation. Pour le moment, les dates n’ont pas été arrêtées. 

En avril 2025, le Crea a annulé son déplacement en France à la suite de la décision du patron de l’armateur CMA CGM Jacques Saadé de se rendre en Algérie. Le patron du géant français des mers a fini par effectuer cette visite le 2 juin dernier et il a été reçu par le président Tebboune.

Forte baisse du nombre d’exportateurs français vers l’Algérie

En plus de cet incident, l’année 2025 a été particulièrement dure pour les entreprises françaises en Algérie. En neuf mois, les exportations françaises vers l’Algérie ont reculé de 500 millions d’euros pour s’établir à 3 milliards d’euros par rapport à 2024. 

Selon les chiffres des douanes françaises, le nombre d’exportateurs français vers l’Algérie a baissé d’environ 290. En août de la même année, ce chiffre était de 384 entreprises.

Cette dégringolade a coïncidé avec l’instauration le 8 juillet dernier en Algérie du Programme prévisionnel d’importation pour le second semestre 2025. La mise en place de ce nouveau système a fortement perturbé les importations du pays pendant le mois de juillet.

Parmi les entreprises qui ont disparu de la liste des exportateurs français vers le marché algérien figurent des opérateurs dépendant exclusivement de l’Algérie.  « La crise touche surtout les petites entreprises françaises dont l’Algérie est le seul marché. Les grands groupes ont les moyens de s’adapter et de résister », explique à TSA une source proche des milieux d’affaires. 

Lien permanent : https://tsadz.co/514m6

TSA +