
La secrétaire générale du ministère français des Affaires étrangères, Anne-Marie Descôtes, était ce jeudi 20 novembre en visite en Algérie. Survenant dans un contexte de début de détente entre les deux pays, cette visite a été évoquée le même jour lors d’un point de presse du Quai d’Orsay, à Paris.
Dans son propos liminaire, le porte-parole du Quai d’Orsay a évoqué la libération de Boualem Sansal, qui a bénéficié le 12 novembre d’une mesure de grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune pour des considérations humanitaires, à la demande du président allemand Frank-Walter Steinmeier.
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Le porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français a souligné la “grande émotion” suscitée par le retour en France, ces derniers jours, de deux Français détenus à l’étranger, Camilo Castro et Boualem Sansal.
Tebboune et Macron vont-ils se rencontrer au G20 ?
“Dans un cas comme dans l’autre, la diplomatie française n’a pas compté ses efforts pour faire libérer nos deux compatriotes et le ministre a tenu à remercier tous ceux qui, en France comme dans notre réseau diplomatique, ont pu contribuer à ces dénouements heureux”, a-t-il dit. Ce sont désormais quatre Français qui sont sortis de prison à l’étranger. “Cela prouve que la méthode diplomatique fonctionne”, a-t-il dit, sans référence à l’Algérie.
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Interrogé sur la visite à Alger de la SG Anne-Marie Descôtes, le porte-parole du Quai d’Orsay a indiqué qu’il y a désormais “une relance de la dynamique, étape par étape, avec la volonté d’avoir des résultats concrets au service des Françaises et des Français”.
Dans la foulée, il a confirmé que, dans ce cadre, la secrétaire générale du Quai d’Orsay “est aujourd’hui à Alger”. “Il s’agit d’une visite de travail qu’elle mène dans le cadre des priorités exprimées par le ministre, qui sont à la fois le rétablissement de la coopération en matière migratoire, le rétablissement de la coopération en matière de sécurité et aussi la relance de la coopération économique”.
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“Tout cela entre dans le cadre d’un dialogue exigeant et qui doit porter des résultats pour nos compatriotes”, a-t-il poursuivi.
Interrogé sur une éventuelle rencontre entre les deux présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron au prochain sommet du G20 en Afrique du Sud, le porte-parole a renvoyé l’auteur de la question à l’Elysée et aux autorités algériennes.
“S’agissant (…) de ce qui se passerait ou pas au G20, je vous renvoie vers l’Elysée, qui est le maître de l’agenda. Je n’ai pas vocation à commenter l’agenda du président algérien : je vous renvoie vers les autorités algériennes”, s’est-il contenté de dire.
Une diplomate pour déblayer le terrain
La SG du Quai d’Orsay est venue à Alger pour préparer le terrain à la reprise du dialogue entre les deux pays avec la visite prévue fin novembre ou début décembre du ministre français de l’Intérieur Laurent Nunez.
Selon nos sources, Alger a demandé que cette reprise du dialogue, après plusieurs mois de coupure totale, ne se fasse avec le ministre de l’Intérieur pour ne pas réduire la relation franco-algérienne à sa dimension migratoire et sécuritaire.