
Le tribunal de Dar El Beïda (Alger) a rendu son verdict dans le procès des employés et responsables de la filiale algérienne de la société française de sécurité Amarante. Le tribunal a prononcé des peines allant jusqu’à 20 ans de prison ferme.
Amarante s’est installée en 2009 en Algérie, où elle a notamment obtenu le marché de la sécurisation du personnel et des avions d’Air France. À l’époque déjà, des interrogations étaient suscitées quant à la conformité de ses activités à la législation algérienne. La filiale a été dissoute en décembre 2023.
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Plusieurs de ses responsables et employés sont poursuivis pour avoir outrepassé l’objet de la société qui figure sur le registre de commerce. Ils sont accusés d’espionnage et de divulgation d’informations visant à porter atteinte à l’économie nationale.
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Lourdes peines pour des employés de la filiale algérienne d’Amarante International
Selon un compte-rendu d’Echorouk, les mis en cause « collectaient des informations et établissaient des rapports détaillés sur les opérations des services de sécurité et les bilans hebdomadaires et mensuels des unités de l’Armée nationale populaire ».
Ils élaboraient également des « cartes sur les niveaux de sécurité de différentes régions du pays ». Il est, en outre, reproché aux accusés de « fournir des informations et des données relatives à l’économie et à l’investissement, avec des rapports trompeurs visant à dissuader les entreprises étrangères d’investir en Algérie ».
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Au terme du procès, deux responsables algériens de la société, Z. Athmane et Kh. Zouaoui ont été condamnés à 20 ans de prison ferme. Une troisième accusée, O. Sabrina, qui a comparu libre, a écopé d’une peine d’une année de prison ferme pour non-dénonciation.