
Les produits tabagiques et les boissons alcoolisées devraient coûter plus cher en Algérie en vertu de nouvelles dispositions fiscales et douanières proposées dans le Projet de loi de finances pour 2027.
Il est proposé de modifier les dispositions de l’article 150 bis du Code des impôts directs et taxes assimilées (CIDTA), qui a institué une taxe supplémentaire sur les bénéfices des sociétés manufacturières, afin d’inclure les sociétés de production de bière alcoolisée dans le champ d’application de cette taxe supplémentaire. Celle-ci est fixée à 20 % pour les producteurs et importateurs de bière.
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Forte hausse de la taxation de la bière et des autres boissons alcoolisées
Autre disposition concernant la bière, le relèvement de la taxe intérieure de consommation (TIC) à 6 000 Da par hectolitre au lieu de 4 368 Da pour la bière dont la teneur en alcool est égale ou inférieure à 5 %, et à 7 000 Da par hectolitre au lieu de 5 560 Da pour celle ayant une teneur en alcool supérieure à 5 %.
Une augmentation du droit de circulation de l’alcool est également proposée dans le Projet de loi de finances pour 2027. Les taux devraient passer de 5 000 à 6 000 Da par hectolitre pour l’alcool utilisé dans la préparation des vins, de 150 000 à 160 000 Da pour les spiritueux étrangers, de 300 000 à 320 000 Da pour le whisky et de 150 000 à 160 000 Da pour le Rhum.
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Ces mesures visent à accroître les recettes fiscales de l’État et de dissuader les consommateurs, notamment les jeunes, indique le gouvernement dans l’exposé des motifs. Il s’agit de réduire l’incidence de nombreuses maladies graves telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires, les troubles mentaux et la toxicomanie.
Cigarettes en Algérie : une augmentation de 10 dinars par paquet
“La réduction de la consommation de ces produits contribue également à diminuer les taux de mortalité et le risque d’accidents de la route causés par la consommation de boissons alcoolisées au volant”, lit-on encore.
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L’augmentation du taux d’imposition vise à s’aligner sur les pratiques recommandées par l’OMS concernant le recours aux droits de douane comme moyen de dissuasion contre la consommation de produits nocifs pour la santé, souligne en outre le gouvernement.
Dans le même objectif, les prix des produits tabagiques devraient aussi augmenter.
L’article 126 du PLF propose de relever la taxe additionnelle sur les produits du tabac pour la porter à 85 Da par paquet, boîte ou sachet au lieu des 75 Da actuellement, soit une augmentation de 10 Da.
Cette taxe est répartie à raison de 19 Da au profit du Fonds d’urgence et des activités de soins médicaux, 26 Da au profit du Fonds de lutte contre le cancer, 4 Da au profit de la CNAS et 36 Da au profit du budget de l’État.
Les recettes fiscales attendues de cette augmentation de dix dinars sont estimées à plus de 16,5 milliards de dinars.