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Ali Benflis propose un nouveau plan de sortie de crise avec l’aide de l’armée

Ali Benflis propose un nouveau plan de sortie de crise avec l’aide de l’armée

Ali Benflis a estimé que ce samedi que l’attachement « inébranlable » du mouvement populaire à sa revendication portant sur le départ du régime « n’est ni une lubie, ni un caprice ».

« Cette revendication n’est ni une lubie, ni un caprice. Elle est d’une haute tenue politique et d’une forte teneur symbolique. Il s’agit, en fait, d’un test de sincérité quant à la volonté de bâtir un nouveau régime politique ou de masquer la reconduction de l’ancien », a assuré le président de Talaie El Houriyet.

Ali Benflis a émis « quatre postulats » autour desquels il doit y avoir, selon lui « une entente politique la plus large » afin de trouver une solution à la crise.

Le premier postulat « suppose que nous sortions du piège de la solution constitutionnelle pure, opposée à la solution politique pure », selon lui. « Dans le traitement de cette crise, nous devons aller aussi loin que possible, sur la voie constitutionnelle. Mais dès qu’une impasse apparaît sur cette voie, nous devons avoir la lucidité et le courage de la surmonter par le recours à la voie politique la plus acceptable pour tous », a-t-il préconisé.

Le deuxième postulat de Benflis « part du constat de ce que le peuple n’entend pas entrer dans une nouvelle étape avec des figures anciennes dont il considère le maintien comme une atteinte à l’intégrité de sa révolution et comme une couverture à la pérennité d’un régime politique qu’il veut effacer de la mémoire collective au plus tôt ».

Et le troisième postulat « impose de reconnaître que l’application combinée des articles 7, 8 et 102 de la Constitution, a fait l’objet d’une large acceptation comme base de sortie de la crise ».

L’application de ces articles de la Constitution « ne peut en aucune manière conduire à une violation des dispositions de la Constitution », estime-t-il. « Bien au contraire, elle offrirait une couverture constitutionnelle solide à la partie politique de la solution de la crise », affirme-t-il.

La reconnaissance de « l’incapacité des institutions en place à contribuer au règlement de la crise » est le quatrième postulat autour duquel Benflis souhaite voir une large adhésion. Selon lui, « ces institutions font partie du problème à résoudre et ne peuvent absolument pas être partie prenante dans la solution recherchée ».

Constatant cela, Benflis estime que « seule l’institution militaire peut aider à parvenir à cette solution comme l’exige son devoir patriotique et le sens élevé qu’elle a des responsabilités nationales ».

« Il n’est pas attendu de nos forces armées qu’elles soient l’ordonnateur de la sortie de crise, mais qu’elles remplissent un devoir de facilitation, d’accompagnement, de garantie et de protection de la solution de la crise », a-t-il précisé.

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