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Annonce de Bouteflika : les premières réactions de l’opposition

Annonce de Bouteflika : les premières réactions de l’opposition

Sans surprise, les premières réactions de l’opposition à l’annonce, lundi soir, par le président Bouteflika d’une série de décisions dont le report de l’élection présidentielle sont très critiques.

Said Sadi dénonce des « addicts du pouvoir irresponsables ». « En trois week-ends, notre jeunesse a réhabilité le crédit, l’honneur et le statut d’un pays dégradés par plus d’un demi-siècle de tyrannie. En une seule lettre surréaliste, le chef de l’État nous a renvoyés à la case des Républiques bannières. Irresponsables addicts du pouvoir », écrit le fondateur du RCD dans un commentaire posté tard dans la nuit de lundi à mardi sur sa page Facebook.

Pour Ali Benflis, qui renoncé à la candidature à la présidentielle, les annonces faites par Bouteflika constituent un coup de force et une prolongation du 4e mandat par les forces « non constitutionnelles ». « L’Algérie vient de connaître et de vivre une agression par la force contre la Constitution à travers l’annonce d’une prolongation du quatrième mandat qui a été le mandat des forces non constitutionnelles. Avec cette agression contre la Constitution, ces forces non constitutionnelles vont continuer à dominer la décision politique, sans autorisation de la part du peuple », a-t-il dit sur une vidéo.

Dans sa lettre, le président Bouteflika n’a pas précisé sur quel article de la Constitution se base ses décisions, notamment celle concernant la prolongation de son mandat pour une durée indéterminée.

Pour la spécialiste de droit constitutionnel Fatiha Benabou, professeur à l’Université d’Alger, citée par l’agence AFP, « il n’y a pas de base légale pour reporter les élections. En cas de crise politique, la Constitution algérienne est partiellement ineffective ».

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