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Appel à ne pas donner de l’argent aux migrants : le ministère de l’Intérieur s’explique

Appel à ne pas donner de l’argent aux migrants : le ministère de l’Intérieur s’explique

Le ministère de l’Intérieur s’est expliqué ce lundi sur son appel à ne pas donner de l’argent aux enfants migrants africains qui mendient en vivant illégalement en Algérie.

« Les pouvoirs publics sont intervenus pour combattre, de manière énergique, les réseaux de traite des personnes qui se sont spécialisés dans la pratique de la mendicité. L’appel à la population à s’abstenir de donner de l’argent à cette forme de criminalité nouvelle entre dans un plan d’action de lutte contre ces réseaux criminels », explique à TSA un responsable au ministère de l’Intérieur.

« On ne doit pas faire d’amalgames entre l’humanitaire et cette mendicité qui procure de gros revenus à ces criminels qui exploitent des enfants en bas âge, achetés ou loués au Niger », affirme le responsable. « L’argent de la mendicité est transféré au Niger par des réseaux nigériens de colporteurs, qui les réinvestissent au nord du Niger dans divers trafics transfrontaliers pouvant à terme menacer, à tout moment, la sécurité de l’Algérie », soutient en outre le responsable.

Pour étayer son propos, le responsable rapporte que « les services de la gendarmerie nationale ont intercepté à In Salah un colporteur nigérien avec 350 millions de centimes, produit de la mendicité, en route vers le Niger ». Selon lui, « cet argent est destiné en toute certitude à alimenter la contrebande et la criminalité transfrontalière dans ses diverses formes ».

« L’interconnexion entre les réseaux de passeurs, de traite des personnes, de la contrebande, du terrorisme, est un fait avéré qui n’est plus à démontrer », estime le responsable du ministère de l’Intérieur. « Donner de l’argent à ces enfants, c’est alimenter les caisses de ces réseaux criminels et encourager encore plus l’arrivée dans notre pays de milliers d’enfants africains, achetés ou loués, pour pratiquer la mendicité dans notre pays », affirme le responsable.

« Sur le plan humanitaire et moral, personne ne peut accepter que ces enfants soient traités comme des esclaves. D’autant qu’ils sont maltraités. Ces criminels les font travailler dans le froid, dans la rue, exposés à tous les dangers, 14 heures par jour », dénonce le responsable, pour qui l’appel lancé à la population par le ministère de l’Intérieur « est en réalité un mécanisme de solidarité nationale, utilisé dans tous les pays, devant assécher les sources de revenus de ces criminels et d’associer en même temps le citoyen, afin de soutenir l’État dans ces actions de sécurité publique et d’intérêt général ».

« En tout état de cause, les pouvoirs publics lutteront par la force de la loi contre cette criminalité, sans répit et sur tout le territoire national, pour protéger aussi les droits humains de ces enfants dont l’intégrité physique et morale est gravement compromise », conclut le responsable.

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