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Après un renouvellement partiel : le FLN domine le Sénat, le RND affaibli

Après un renouvellement partiel : le FLN domine le Sénat, le RND affaibli

Le FLN domine désormais le Conseil de la Nation après la proclamation des résultats de l’opération du renouvellement partiel de la chambre haute du Parlement qui s’est déroulée samedi 29 décembre 2018.

Des résultats qui seront confirmés par le Conseil Constitutionnel après épuisement des recours des partis dans un délai de trois jours.

Le FLN, présent dans toutes les circonscriptions, a fait mieux qu’en 2015 en raflant 29 sièges sur les 48 à renouveler, avec l’élection, pour la première fois, d’une femme, Mokhtaria Chentouf, à Mascara (les sénatrices présentes actuellement au Conseil de la nation ont été en grande partie désignées par le chef de l’État dans le tiers présidentiel). Le FLN a désormais 55 sièges au Sénat (sur 144).

Le RND, présent dans 46 circonscriptions, vient en deuxième position après avoir décroché 11 sièges. Il perd sept sénateurs par rapport au précédent renouvellement partiel du Sénat. Par conséquent, le parti d’Ahmed Ouyahia, ne domine plus le Sénat. Il a, par contre, réussi à arracher le siège très convoité d’Alger après la victoire de Bachir Ould Zemirli.

Nombre important de bulletins nuls

À Blida, un nombre important de bulletins nuls a été enregistrés, après dépouillement, ce qui a, selon des correspondants locaux, désavantagé le candidat du FLN et permis à Lyes Achour de gagner au nom du RND.

Des bulletins nuls ont été comptabilisés à El Tarf, à Jijel, à Biskra, à Djelfa, à Chlef et à Tébessa. À Biskra et à Bordj Bou Arreridj, un jeu d’alliances inédit entre plusieurs partis a ouvert la voie à la victoire du FLN, au détriment du RND. Une élection remportée respectivement par Salim Chenoufi et Abdelkrim Mebarka.

À Jijel, Fouad Sebouta, journaliste à l’ENTV et porte-parole du FLN, a gagné les élections. À Sidi Bel Abbes, la candidate du FLN Ghazala Rakik n’a obtenu que 22 voix sur 773 du collège électoral (APC et APW). Du jamais vu dans l’histoire de la région. L’indépendant Abdelkader Bourzig, qui a quitté le parti TAJ d’Amar Ghoul en 2017, est sorti gagnant du scrutin à Sidi Bel Abbes.

Le Front El Moustakbal gagne dans le Sud

Les indépendants ont décroché d’autres sièges à Béchar, Tamanrasset et Ouargla. Le FFS a gagné deux sièges à Tizi-Ouzou et Bejaia. Il a repris ainsi le siège de Tizi-Ouzou après la victoire de Rabah Menaoum face à Malek Hassas du RCD.

Le Front El Moustakbal (FM) a créé la surprise dans le Sud du pays, à Illizi et à Ghardaïa. Le Parti d’Abdelaziz Bélaïd avance à petits pas après avoir obtenu de bons résultats lors des élections locales de 2017.

Le MSP semble être le principal perdant de cette opération électorale après avoir présenté 15 candidats et n’avoir obtenu aucun siège. Présent dans la course, le MPA d’Amara Benyounes et TAJ d’Amar Ghoul n’ont rien obtenu aussi.

Il y a lieu de noter enfin que plusieurs présidents d’APC ont été élus sénateurs comme à Tiaret, Tipasa et Adrar. Des élections habituellement dominées par les membres des APW, Assemblées populaires de wilayas.

Selon le ministère de la Justice, 23 partis ont participé à l’opération du renouvellement partiel du Conseil de la Nation couvrant entre 1 et 48 wilayas. Le nombre des candidats indépendants était de 41.

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