
En janvier dernier, Stellantis avait annoncé l’implantation en Algérie d’un important site de production de la marque allemande Opel, membre de l’alliance franco-italo-américaine.
La décision avait été prise à l’issue d’une réunion à Alger en présence de Florian Huettl, PDG d’Opel.
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Six mois après, Huettl est de nouveau en Algérie pour accélérer le processus de concrétisation du projet. Il est accompagné d’une importante délégation, dont laquelle figure notamment le président du conseil d’administration d’Opel, Xavier Chéreau.
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Le PDG d’Opel chez Kamel Moula
La délégation de la marque allemande a été reçue par Kamel Moula, président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA).
“Cette visite avait pour objectif d’accélérer le développement de l’industrie automobile en Algérie, notamment en renforçant la base industrielle, ainsi que d’explorer les perspectives de développement futur de la marque Opel sur le marché algérien”, a écrit le président de la principale organisation patronale algérienne.
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Rien n’a filtré sur l’état d’avancement du projet d’usine de la marque allemande en Algérie. Une annonce pourrait être faite lors de la visite du président Abdelmadjid Tebboune en Allemagne le 16 juillet prochain.
Huettl a été précédé d’une semaine dans la capitale algérienne par Falk Zimpel, responsable d’Opel pour le Moyen-Orient et l’Afrique.
Cette succession de visites démontrent l’intérêt qu’accorde la marque pour la concrétisation de son projet en Algérie.
Une grande usine hors d’Europe implantée en Algérie
Le projet d’usine a été annoncé en janvier dernier par Samir Cherfan, directeur des opérations de Stellantis pour l’Afrique et le Moyen-Orient.
“Je suis fier d’annoncer qu’Opel a choisi l’Algérie pour l’implantation d’un nouveau site de production hors d’Europe”, a-t-il annoncé, estimant que le projet constitue “une étape importante pour la marque, pour l’Algérie et pour la région Moyen-Orient et Afrique”.
Si le projet se concrétise, Opel serait la deuxième marque de l’alliance Stellantis à ouvrir une usine en Algérie après Fiat, dont l’unité de production implantée à Oran est entrée en production fin 2023.
La décision d’Opel de produire en Algérie s’appuie sur le lancement réussi de la marque en Algérie en 2023 et la “forte dynamique” créée par les deux parties, a expliqué Cherfan.
Produire pour l’Algérie, le Moyen-Orient et l’Afrique
A ce stade, ni la taille de la future usine ni le lieu de son implantation n’ont été dévoilés.
Le responsable d’Opel pour l’Afrique et le Moyen-Orient a néanmoins fait part des ambitions du constructeur allemand. Il s’agit de faire de l’usine algérienne un chaînon qui complétera le réseau de production d’Opel en Europe afin de “mieux servir les clients algériens ainsi que la région Moyen-Orient et Afrique au sens large”, la stratégie du groupe étant de “fabriquer dans la région, pour la région”.
Opel a de grandes ambitions pour la filière automobile algérienne. Il aspire à développer l’écosystème existant, créer de nouvelles opportunités pour les clients, les partenaires et l’industrie locale et fournir “la qualité renommée de l’ingénierie allemande”, selon les explications de Samir Cherfan.
Stellantis a présenté en mai dernier le plan FaSTLAne 2030, prévoyant l’investissement de 60 milliards d’euros pour soutenir sa croissance mondiale. Dans la région Afrique et Moyen-Orient, l’alliance compte atteindre d’ici à 2030 une production annuelle de 1 million de véhicules avec jusqu’à 90% de taux d’intégration locale.