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Boualem Sansal divise la Belgique et suscite un tollé en France

Boualem Sansal annonce sa décision de quitter la France. L’écrivain franco-algérien divise la Belgique.

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Après la France, Boualem Sansal divise la Belgique. | DR
Riyad Hamadi
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Boualem Sansal piégé par ses fréquentations ? On peut bien le penser au vu de la division que l’écrivain franco-algérien suscite désormais partout.

Après la France, c’est en Belgique que les honneurs qui lui sont faits font grincer des dents. Ses amitiés et ses positions d’extrême-droite, de plus en plus apparentes, ne passent pas. 

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Boualem Sansal a été élu à l’Académie royale de langue et littérature française de Belgique en octobre 2025, alors qu’il était encore détenu en Algérie.

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La cérémonie officielle de son entrée dans cette institution est prévue ce samedi 25 avril à Bruxelles. En Belgique où ailleurs, jamais peut-être la nomination d’un académicien n’a suscité autant de controverse, jusqu’à provoquer des boycotts.

Même celui qui a été désigné pour prononcer le discours solennel de la cérémonie, l’académicien belge Jean-Luc Outers, avoue que le moment n’est pas opportun pour accueillir celui qu’il qualifie de “personnage controversé”.

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“Par cohérence idéologique”, Danielle Bajomée, membre de l’Académie, a annoncé qu’elle n’assistera pas à la cérémonie.

Boualem Sansal, un “académicien” partout indésirable 

Le secrétaire perpétuel de l’institution, tout en défendant le choix, y va lui aussi de son aveu : “Il faut le dire, ça nous met mal à l’aise, ça peut nous troubler, et on essaie parfois de faire le pour et le contre.”

A l’origine de ces controverses successives, la trop flagrante proximité de Boualem Sansal avec l’extrême-droite française avec laquelle il partage ouvertement les positions sur l’immigration, l’Islam et évidemment l’Algérie.

Tout récemment, Sansal a fait la Une d’un journal de la galaxie Bolloré, le Journal du Dimanche (JDD), avec Philippe de Villiers, un personnage d’Extrême-droite. Dans le même temps, il a provoqué un séisme dans le microcosme littéraire en France en quittant son éditeur historique, Gallimard, pour un autre, Grasset, du même Vincent Bolloré. 

Boualem Sansal : « La France, c’est fini pour moi »

 

Ceux qui ont instrumentalisé à outrance l’écrivain franco-algérien pour leurs desseins, ne lui ont pas rendu service en fin de compte. Ils l’ont, certes, propulsé à l’Académie Française et à celle de Belgique avec une œuvre loin d’être consistance.

Sans toutefois l’honorabilité incontestable de l’académicien véritable. C’est la tête basse que l’auteur devra franchir le perron de ces institutions à l’aura universelle. Et pour ne rien arranger, il vient de susciter un tollé en annonçant sa décision de quitter la France.

Depuis Bruxelles, il a déclaré à TF1 : « La France, c’est fini pour moi. Il me reste quelques mois à tirer dans ce pays et je me tire ». L’éditorialiste Jean-Michel Aphatie a aussitôt réagi en reprochant à l’écrivain franco-algérien son ingratitude.

« Manipulé de bout en bout par un comité de soutien fantoche au service de CNews, otage de l’extrême droite éditoriale et politique, Boualem Sansal en veut à la France entière, qui pourtant l’a protégé et a même facilité son élection à l’Académie française », a réagi l’éditorialiste Jean-Michel Aphatie.

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