
Afin d’augmenter sa production locale « dans un contexte de dégradation de son compte courant et de sa balance commerciale« , l’Algérie a mis en place deux nouvelles mesures protectionnistes en 2016, indique la Commission européenne dans son rapport annuel sur les obstacles au commerce et à l’investissement.
Elle déplore la mise en place d’un nouveau régime de licences d’importation pour quatre catégories de produits en 2016 (véhicules, ciment, barres d’armature et fils métalliques).
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Seulement 57.000 permis ont été délivrés en 2016 pour les exportations d’automobile en provenance de l’Union européenne, relève le rapport. « Ceci a porté un coup sévère aux exportateurs européens« , note l’institution européenne.
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En outre, l’Algérie a continué à recourir en 2016 aux politiques de relocalisation industrielle adoptées dans la loi de finances de 2015, avec la mise en place d’un crédit à la consommation visant à encourager l’achat de produits fabriqués ou assemblés localement.
Si l’Union européenne dit avoir soulevé ces questions dans le cadre de l’accord d’association, l’Algérie demeure « réticente à l’idée de modifier ses politiques de restrictions commerciales« . Ce qui contribue « également à l’absence d’avancées dans ses négociations d’adhésion à l’OMC« , conclut la Commission européenne.
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