
La députée de La France insoumise (LFI) Mathilde Panot est accusée par Marine Le Pen d’antisémitisme pour avoir refusé de prendre part à la campagne « Octobre rose » de dépistage du cancer du sein.
La parlementaire de gauche maintient sa position et ses révélations sur les pratiques extrêmement graves d’une multinationale de pesticides et de sa filiale israélienne.
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Panot a refusé de porter un ruban rose à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une campagne de soutien à la lutte contre le cancer du sein.
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« La lutte contre le cancer ne doit pas être du vernis rose. Nous ne voulons pas un Octobre rose, mais un Octobre colère », affirme-t-elle, révélant que c’est une multinationale de pesticides qui est à l’origine de la campagne « Octobre rose » pour élargir son marché.
Les pratiques « criminelles » d’une multinationale et de sa filiale israélienne
La présidente du groupe parlementaire LFI a de sérieuses raisons de ne pas se joindre à la campagne. Elle les a expliquées dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux. « Quand on gratte le vernis rose, on découvre le cynisme absolu », dit-elle.
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La multinationale en question, c’est Syngenta, le plus gros producteur de pesticides au monde, et contre laquelle, rappelle Mathilde Panot, 15 000 personnes ont manifesté ce week-end en France, car elle « répand la mort partout dans le monde ».
Syngenta, poursuit l’élue de gauche, c’est aussi sa filiale israélienne Adama qui produit des pesticides génériques. « Syngenta est donc étroitement liée au projet d’expansion coloniale d’Israël, qui répand massivement des pesticides pour détruire les terres palestiniennes et libanaises », accuse-t-elle.
Une multinationale de pesticides à l’origine d’« Octobre rose » ?
Et ce n’est pas tout. Panot rappelle que Syngenta s’appelait l’Imperial Chemical Industries, qui « fabriquait notamment des pesticides comme le DDT, un perturbateur endocrinien et cancérigène », et commercialisait aussi « un traitement contre le cancer du sein ». « Ils vendent le poison qui vous rend malade et ils vendent ensuite le traitement pour cette même maladie, voilà comment les empoisonneurs font double profit », dénonce la députée.
Au milieu des années 1980, poursuit-elle dans ses révélations, la même multinationale, trouvant son marché du cancer du sein « trop restreint », a eu l’idée, « pour l’élargir et favoriser le dépistage », de lancer la campagne devenue Octobre rose en France. C’est d’ailleurs l’origine du terme « pinkwashing », qui est le fait d’utiliser la santé comme campagne de marketing ou « pour justifier les horreurs ».
« Le cancer est une maladie politique »
C’est, selon Mathilde Panot, ce qui se passe ce mois-ci à l’Assemblée nationale où, accuse-t-elle, « la Macronie, la droite et l’extrême-droite s’épinglent la poitrine de rose quelques semaines après avoir forcé la réintroduction de pesticides qui s’attaquent directement au cerveau des enfants ».
« Le Rassemblement national a voté contre la prise en charge totale des traitements du cancer du sein par l’assurance maladie. Ces gens sont des hypocrites », s’écrie-t-elle. « Le cancer est une maladie politique donc issue de choix politiques », conclut la députée LFI.
🎀 Ruban rose : que signifie-t-il et pourquoi je ne le porterai pas durant ce mois d’octobre ?
La lutte contre le cancer ne doit pas être du vernis rose.
Nous ne voulons pas un « Octobre rose », mais un Octobre colère.
Explications 👇🏻 https://t.co/zTz9znIfx4
— Mathilde Panot (@MathildePanot) October 9, 2026