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Carnet de campagne 11 : « L’origine de l’argent sale est le terrorisme et le trabendo »

Toufik Doudou / NEWPRESS

Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT, a déclaré, à Béjaia, que des fonds considérables échappent au contrôle de l’État. « Ces fonds peuvent alimenter le budget de l’État en ces temps de crise. Il y a le non remboursement des crédits bancaires, l’évasion fiscale, la réévaluation continue des projets, la surfacturation et les carences de recouvrement des impôts. Tout cela freine le développement social et économique du pays. Il faut une réelle volonté politique pour lutter efficacement contre ces phénomène qui affaiblissent les finances de l’État », a-t-elle expliqué. Selon ​Mme Hanoune, l’orientation générale du gouvernement tend vers le libéralisme. « Le pays est livré à la prédation qui touche le foncier agricole et industriel. Elle est l’​oeuvre de ceux qui se sont enrichis avec de l’argent sale. La mise en oeuvre de la prochaine loi de finance​s​ va saigner le porte-feuille de larges couches de la population », a-t-elle averti en appelant à la mobilisation générale contre ce texte.

Mohamed Hadj Djilani, premier secrétaire du FFS, a défendu, à Teleghma (Mila), l’idée d’un consensus national et expliqué la participation du parti aux élections locales. « Le FFS est présent parce que son combat continue pour concrétiser une démocratie sociale au niveau local. La participation de la population est nécessaire pour élire ses représentants et pour une organisation solidaire des affaires de la commune », a-t-il dit. 

Abdelmadjid Menasra, président du MSP, a dénoncé, à Ain Defla, le déséquilibre du développement entre les régions du pays et critiqué les récentes déclarations d’Ahmed Ouyahia. « Le Premier ministre nous dit qu’il existe plus de 1.000 communes en faillite. Autrement dit, les 2/3 des communes du pays. Comment alors les nouveaux élus vont-ils les gérer  ? Et pourquoi la population va-t-elle voter alors que l’échec de gestion est là ? Ne cherche-t-on pas à éloigner les gens pour qu’ils n’aillent pas voter ? Ce genre de déclarations et images poussent les Algériens à l’abstention le jour du vote », a-t-il ​prévenu. Il a, par contre, appelé à ouvrir le débat sur les raisons de la faillite des communes. « L’une des raisons est l’intervention de l’administration dans la désignation des présidents d’APC. C’est la première corruption. L’échec est né du fait que ces présidents d’APC ne sont ps soutenus par la population. La mauvaise ​gestion ​des communes est également à l’origine du fiasco. Les responsables corrompus ne peuvent pas créer le développement », a-t-il analysé.

Tahar Benbaibèche, président d’El Fajr El Jadid, a appelé, à Oued El Othmania (Mila), à la mobilisation générale de la population pour affronter les effets de la crise. « La situation délicate du pays impose la conjugaison de tous les efforts pour assurer la réussite des prochaines élections. Elles sont l’unique moyen pour apporter le changement souhaité par tous », a-t-il soutenu. La participation des citoyens conditionne, selon lui, la réussite du rendez-vous du 23 novembre. « Il faut aussi respecter le résultat des urnes pour que les prochaines APC et APW soient réellement représentatives de la population », a-t-il dit

Ali Benflis, président de Talaie Al Hurriyet, a souhaité, à Ain Temouchent, une consolidation du front intérieur à travers « le rétablissement de la confiance » entre pouvoir politique et population. « Le règlement des problèmes économiques et sociaux du pays passe par le respect de la souveraineté populaire. La crise actuelle a engendré une perte de confiance entre les citoyens et les gouvernants. L’avenir de l’Algérie ne se bâtira pas sans le respect total du choix du peuple », a-t-il déclaré. L’édification de l’État algérien doit, selon lui, se baser sur les principes de la Déclaration du 1er-Novembre 1954. Il a salué le travail fait par l’armée et par les services de sécurité pour « préserver la sécurité et la stabilité du pays » et pour « surveiller les frontières ».

Abdelaziz Bélaid, président du Front El Moustakbel, a déclaré, à Souk Ahras, que la fraude électorale est également l’oeuvre des citoyens. « Ce n’est pas le wali qui va trafiquer le jour du vote, c’est le peuple. Les responsables des centres et des bureaux de vote sont les enfants du peuple. Qui sont-ils ? Des enseignants, des administratifs, des responsables. Ils connaissent Dieu et font la prière. Et le soir, à 19h, ils fraudent, changent le PV du vote ! », a-t-il accusé. Selon lui, le malaise que vit certaines régions du pays est la conséquence d’une mauvaise répartition des richesses. « Malgré toute l’opulence qui nous entoure, il y a en Algérie des familles qui n’ont pas de quoi se nourrir. La répartition équitable des richesses n’existe pas », a-t-il regretté. Il a appelé les Algériens à ne pas céder aux menaces et à la peur.

Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, a averti, à Relizane, ses militants : « Soyez vigilants. Nos adversaires nos surveillent. Ils regardent tous vers nous. 53 partis nous attendent au tournant. Si nous ne faisons pas attention, nous aurons de mauvaises surprises. Il faut faire attention et unifier les rangs. Oubliez vos différends durant cette campagne électorale. Ayons confiance en nous et en notre peuple. Cela, dit, faites ce que dit le proverbe populaire : « Lis la sourate Yacine et prends une pierre dans la main ! ». Que sa mère pleure, pas ma mère », a-t-il conseillé. La victoire du FLN aux élections locales du 23 novembre signifie, selon lui, la garantie de la continuité « du travail accompli depuis 1999 », date de l’arrivée du président Bouteflika au pouvoir.

Amara Benyounes, président du MPA, a critiqué, à Tizi Ouzou, la politique de soutien aux entreprises publiques. « Douze milliards de dollars ont été dégagés pour relancer des entreprises publiques défaillantes. L’Algérie est le seul pays au monde où le secteur du tourisme est géré par l’État », s’est-il étonné. Il a reproché aux partis de « vendre des sièges » à des détenteurs de capitaux d’origine douteuse. « L’origine de l’argent sale est le terrorisme et le trabendo. En Algérie, il y a des hommes d’affaires qui payent leurs impôts et qui présentent leurs bilan à la fin de chaque exercice. Les prérogatives des élus locaux doivent être élargies de sorte à ce qu’ils interviennent dans la gestion du foncier industriel pour faciliter l’investissement », a-t-il préconisé. Il a proposé la création d’une police communale pour appuyer l’action de la gendarmerie nationale et de la police.

Mohamed Said, président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), a assuré, à Ain Afka (Djelfa), que son parti veut placer des « gens intègres » dans les postes de responsabilités au niveau local. « Des responsables qui doivent bien servir l’intérêt public. Le changement ne sera réel que si des élus considèrent que la responsabilité est une charge et pas un moyen de s’enrichir et de servir leurs intérêts personnels. Et la bataille pour le changement aura bien lieu au niveau de la commune. Elle se fera par des actions concrètes sur le terrain, pas par les discours », a-t-il déclaré. Les candidats du PLJ sont, selon lui, des hommes et des femmes compétents qui seront « contrôlés » par le parti une fois élus pour « évaluer leur rendement sur le terrain ». 

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