
Mohamed El Hadj Djilani, premier secrétaire du FFS, a plaidé, à Bouira, pour le consensus national qui doit être concrétisé à terme. « Le scrutin du 23 novembre n’est pas un objectif. C’est l’une des étapes de notre combat pour la liberté, la démocratie et le développement. Nous voulons sensibiliser les citoyens sur l’importance de voter et de choisir notre programme qui porte sur la solidarité locale », a-t-il déclaré. Le FFS entend, selon lui, donner un nouveau souffle au développement régional.
« Ahmed Ouyahia l’a dit et répété, il ne sera jamais candidat à l’élection présidentielle contre le président Abdelaziz Bouteflika. Le RND est fidèle à ses principes politiques et à ses engagements envers le président de la République. Nous le soutenons », a déclaré Seddik Chihab, porte-parole du RND, à Ennahar TV. Selon lui, les adversaires d’Ouyahia, « ceux qui se font appeler démocrates », utilisent souvent ses initiatives contre lui. « Les critiques ne concernent pas le courant ou la vision politiques mais ciblent la personne même d’Ouyahia. Parmi ses initiatives, la nécessité de revoir la politique de subventions. C’est une idée qui est posée depuis 2002. Elle s’est imposée au débat cette fois-ci », a-t-il souligné.
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Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbal, a fait, à Alger, un réquisitoire contre ceux qui éloignent la femme de l’action politique. « La femme doit accéder aux postes de responsabilités. La femme sera majoritaire sur la scène politique. Elle est déjà présente dans plusieurs secteurs vitaux grâce à son niveau d’instruction. Le jour du vote, la femme doit faire entendre sa voix », a-t-il dit. L’agriculture et le tourisme sont, selon lui, les secteurs que son parti entend développer pour « sortir de l’âge pétrolier ».
Amar Ghoul, président de TAJ, a souhaité, à Médéa, la levée du gel sur les projets ayant un caractère stratégique. « L’effort de développement de l’État doit être orienté vers des secteurs importants de l’économie. Il est vital de doter les régions de ressources financières pour y développer des projets dans le but d’améliorer les conditions de vie de la population. Il faut encourager l’investissement productif aussi. Le développement socio-économique des régions est le meilleur moyen de garantir durablement la stabilité et la sécurité du pays », a-t-il analysé. Il ne sert à rien, selon lui, d’avoir des assemblées communales et de wilayas sans prérogatives. « Nous allons faire une proposition à l’APN pour réformer les textes relatifs aux collectivités locales », a-t-il annoncé.
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Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, a déclaré, à Alger, que les opposants au vieux parti commencent à s’inquiéter. « Ils n’ont rien dit durant la première semaine de la campagne électorale. Mais, quand ils ont constaté que nous avons animé plus de 30 meetings populaires au niveau national en une semaine, cela ne leur a pas plus. Je leur redis que je suis de retour. Et, je suis venu avec des missiles de Moscou », a-t-il menacé. Il a plaidé pour une campagne électorale pacifique. « Mais, pour répondre à celui qui nous agresse, nous allons presser sur le bouton du missile », a-t-il lâché.
Moussa Touati, président du FNA, a appelé, à Ménéa (Ghardaïa), à une implication plus grande de la société civile dans l’action politique et sociale au niveau local. « La société civile doit contribuer d’une manière plus concrète dans la gestion des affaires publiques au niveau des régions. Il faut libérer l’énergie des jeunes pour construire une nouvelle Algérie. Il est important aussi d’adopter les principes de bonne gouvernance et moraliser la vie publique », a-t-il dit. Selon lui, le FNA croit à deux choses sacrées : la patrie et le peuple. À Ouargla, Moussa Touati a déclaré que la manne pétrolière n’a pas servi à développer les régions sahariennes ni « à faire de Hassi Messaoud une capitale économique ou un pôle industriel ».
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Abdelmadjid Menasra, président du MSP, a conseillé, à Skikda, les citoyens à bien réfléchir avant de voter le 23 novembre. « Voter, c’est une responsabilité. Regardez bien les listes et réfléchissez », a-t-il préconisé. À El Achir (Bordj Bou-Arreridj), il a rassuré les militants du parti : « N’ayez peur de personne. Vous appartenez à un mouvement fort. La compétition est sur le terrain en ville et en dehors de la ville. Le mouvement n’abandonne pas ses hommes, il les défend lorsqu’ils subissent l’injustice. N’écoutez pas ceux qui vous disent « il n’y a plus d’argent, vous ne pouvez rien faire ». L’Algérie est riche, elle a de l’argent. L’Algérie est pauvre en hommes responsables. Il y a une pauvreté d’idées ».
Zouaoui Benhamadi, président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV), a déclaré à l’agence APS qu’aucune irrégularité n’a été constatée dans la couverture des télévisions privées et publiques et les radios publiques durant la première semaine de la campagne électorale. « Jusqu’à maintenant, sur le plan de la diffusion de l’expression directe, aucun incident, aucune irrégularité ou transgression n’ont été enregistrés. Concernant les tables rondes ou la couverture des meetings réalisés par les médias privés, rien d’anormal n’a été relevé », a-t-il constaté. « Il s’agit parfois d’une poignée de secondes, dont a bénéficié tel ou tel parti, dans une table ronde ou dans une couverture. Ce n’est pas significatif, ni indicatif d’un penchant politique voulu par la chaîne », a-t-il ajouté.