
Une note publiée par le cabinet de conseil stratégique Oxford Analytica, lundi 22 janvier, estime que « le contrôle des ambitions d’Ouyahia est un élément important dans la stratégie du cercle de Bouteflika pour prolonger son emprise sur le pouvoir ».
« L’opposition à Ouyahia est principalement politique », analyse le cabinet de conseil stratégique britannique. « Elle reflète la préoccupation, au sein de certaines parties de l’establishment, que l’actuel Premier ministre puisse préparer le terrain pour la présidence dans le cas où Bouteflika ne se représenterait pas à un cinquième mandat en 2019 ».
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Pour rappel, il y a quelques jours, la présidence a donné instruction au gouvernement de subordonner à son accord préalable tout accord d’ouverture de capital ou de cession d’actifs des entreprises publiques économiques (EPE) dans le cadre du Partenariat public-privé convenu lors de la tripartite gouvernement-UGTA-FCE en décembre.
« Le frein à la privatisation n’aura pas de conséquences économiques importantes, car le processus de vente des actifs de l’État ou d’investissement dans les infrastructures du secteur privé était déjà rempli de difficultés », relativise Oxford Analytica. Mais, « c’est un coup porté à l’autorité politique d’Ouyahia », un Premier ministre « qui ne fait pas partie du cercle du président ».
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