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Crise au FFS : le 1er secrétaire démissionne, décrit une situation chaotique

Crise au FFS : le 1er secrétaire démissionne, décrit une situation chaotique

Hakim Belahcel, a annoncé, ce dimanche 14 avril, avoir démissionné de son poste de premier secrétaire national du FFS, hier dimanche, après la survenue de scènes de violences au siège du parti à Alger.

« J’informe les militants et les sympathisants du FFS et l’opinion publique en général, que j’avais démissionné hier (samedi 13 avril, Ndlr) de mon poste de premier secrétaire national du Front des Forces Socialistes. C’est une décision irrévocable ! », a indiqué Hakim Belahcel dans une lettre publiée sur sa page Facebook.

Pour lui, cette décision est « dénuée de toute contrainte ou de pression afin de préserver l’unité du parti et d’éviter l’irréparable à ses militants ». « J’ai pris cette décision, non pas parce que ma nomination fut frappée d’une quelconque entorse juridique ou statutaire, puisque je rappelle que je suis nommé dans le cadre de la collégialité et fort de l’appui de trois membres sur cinq qui composent l’instance présidentielle du FFS. Mais plutôt, pour empêcher de ternir davantage la réputation de notre cher parti », a plaidé M. Belahcel.

Le FFS vit une situation « dramatique, voir chaotique »

Le désormais ex-patron du FFS, a affirmé que, durant plus d’un mois d’exercice, qu’il s’est consacré « pleinement et sincèrement » et dans « des conditions insoutenables », afin d’éviter « à mon cher parti l’implosion et l’humiliation ».

« J’ai accepté ce poste de responsabilité dans un moment le plus crucial pour le parti et le plus déterminant pour le pays. Je savais que la mission allait être ardue et inextricable car il fallait –en un temps étriqué- assurer à la fois à notre parti, une présence politique et médiatique sur une scène politique en effervescence embourbée dans un contexte révolutionnaire formidable et inédit, puis, maintenir la stabilité en son sein et lui garantir une issue la moins coûteuse politiquement et organiquement ! »

M. Belahcel a déploré le fait que le FFS soit arrivé à « une situation dramatique, voir chaotique. C’est un constat amer mais combien, réel ».

L’instance présidentielle porte plainte

Revenant à l’épisode de samedi, Hakim Belahcel se dit « profondément convaincu et même certain que cette crise interne est engendrée par des considérations souterraines que seul le temps politique dévoilera ».

« L’embrasement d’hier au siège national a mis en valeur un marasme politique dont l’origine ne peut nullement être étrangère à la situation politique qui prévaut dans le pays. Chacun assumera ses responsabilités devant l’histoire et devant le peuple Algérien », a-t-il lancé, en invitant les militants du FFS à se mobiliser et à « être vigilants pour empêcher la dislocation de leur parti et lui éviter surtout des affiliations douteuses et inavouées ».

De son côté, l’Instance présidentielle (IP) a annoncé, hier, dans un communiqué sa décision de porter plainte contre les auteurs des dégradations et leurs commanditaires, après les incidents graves survenus plutôt dans la journée. « Derrière cette agression criminelle se cachent des forces hostiles à la position du parti en faveur du mouvement citoyen », a accusé le communiqué de l’IP.

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