
Si les marocains ont entrepris une évasion collective par dizaines de milliers vers l’enclave espagnole de Ceuta, c’est à cause de la conjugaison de plusieurs facteurs.
En plus des inégalités et de la précarité qui frappent de larges franges de la société, une répression terrible s’abat quotidiennement sur la population.
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L’image choquante d’un policier marocain lançant une grosse pierre à bout portant sur un migrant
Une image captée lors de l’assaut de mercredi dernier résume à la fois la brutalité des forces de sécurité marocaines et l’impuissance de la population.
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Pour empêcher un migrant d’atteindre le haut d’une falaise, un policier marocain a pris une grosse pierre, qu’il a soulevée des deux mains, et l’a lancée à bout portant sur l’infortuné jeune qui sera ensuite roué de coups de matraque par le même policier et un de ses collègues.
L’image a fait le tour des réseaux sociaux et indigné les internautes au Maroc et à l’étranger. Elle rappelle au monde que le Maroc n’est pas cette monarchie “moderne” et “démocratique” que ses alliés occidentaux tentent de vendre.
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“Le Maroc est-il un hôte sûr pour la Coupe du monde ?”
“Une autre image illustrant les agressions commises par la police de Mohammed VI à l’encontre de ses concitoyens marocains”, a commenté l’avocat et universitaire espagnol Guillermo Rocafort qui, s’adressant à la FIFA, s’est interrogé si le Maroc est “un pays hôte sûr pour la Coupe du monde 2030”.
Otro plano de la AGRESIÓN de la Policía de Mohamed VI a sus ciudadanos marroquíes 👇🧐
Hola @FIFAcom es Marruecos un anfitrión seguro del Mundial 2030? 😱pic.twitter.com/PIHZO8Lpum https://t.co/0mYB8mnZVC
— Guillermo Rocafort (@GuillermoRocaf1) August 2, 2026
Face à l’ampleur de la détresse sociale, le régime marocain n’a que la matraque à sortir pour faire taire les contestataires.
En septembre 2024, un impressionnant arsenal de répression a été déployé pour empêcher une tentative d’assaut sur Ceuta, avec des files interminables de fourgons et de camions anti-émeutes. En juin 2022, des dizaines de migrants subsahariens ont été tués par les forces de sécurité marocaines aux portes de Melilla, l’autre enclave espagnole.
En dehors des tentatives d’évasion collective et des mouvements de contestation, la régression est aussi le lot quotidien des opposants marocains qui tentent de faire bouger les choses dans le royaume.