
C’est devenu un rituel. À chaque fois qu’elle s’exprime sur l’Algérie, Ségolène Royal est attaquée avec véhémence en France. Le courant extrémiste ne supporte pas les avis qui tranchent avec le discours anti-algérien ambiant.
De passage sur la chaîne publique algérienne AL24 News, Mme Royal a dénoncé l’«algérophobie», devenue une véritable «stratégie électorale» en France et réitéré son plaidoyer pour des relations apaisées, au nom des intérêts communs et des défis qui se posent aux deux pays.
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Ségolène Royal après ses propos sensés sur l’Algérie
Un discours constant que l’ancienne ministre a toujours tenu, particulièrement depuis qu’elle est devenue présidente de l’association France-Algérie (AFA), en décembre 2025.
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Suffisant pour faire d’elle aux yeux de l’extrême droite la “candidate de l’Algérie” pour l’élection présidentielle française de 2027.
Ségolène Royal est candidate à la primaire du Parti socialiste prévue le 9 octobre prochain.
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“La candidate préférée d’Alger”, a titré ce jeudi 17 septembre Valeurs Actuelles, le média d’extrême droite, un article très critique à l’égard de Ségolène Royal et des derniers propos qu’elle a tenus sur la relation France – Algérie.
Le courant extrémiste ne supporte pas les appels à une relation apaisée
“À Alger, Ségolène Royal est chez elle”, écrit Valeurs Actuelles, qui ne trouve rien à reprocher à la socialiste que “les gestes d’amitié” qu’elle multiplie “depuis plusieurs mois” à l’égard de l’Algérie.
Rappelant que la finaliste de la présidentielle de 2007 a été “reçue en grande pompe” par le président Abdelmadjid Tebboune et qu’elle est “régulièrement invitée par les médias publics algériens”, le média fait un curieux raccourci pour conclure que c’est “le discours d’Alger qui est importé dans la présidentielle” française. “Une proximité qui interroge au moment où l’ancienne ministre se lance dans la bataille présidentielle”, insinue Valeurs Actuelles.
Ce n’est pas la première fois que Ségolène Royal est ainsi attaquée. Elle l’a été après chacun de ses voyages en Algérie ces derniers mois, notamment lorsque, en janvier dernier, elle a plaidé pour des gestes mémoriaux susceptibles d’apaiser les tensions entre les deux pays.
Le courant extrémiste ne veut pas d’apaisement avec l’Algérie, surtout pas maintenant, à l’approche de la présidentielle cruciale du printemps prochain.