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Démission de Bouteflika : Benflis réclame le départ des 3B

Démission de Bouteflika : Benflis réclame le départ des 3B

La démission de Bouteflika, annoncée hier, représente « l’épilogue affligeant de deux décennies d’un immense gâchis », estime ce mardi Ali Benflis, qui réclame le départ des 3B (Bensalah, Belaiz et Bedoui). Le président de Talaie El Houriyet remercie le peuple et l’armée, pour avoir réussi à venir à bout d’un « des régimes politiques les plus désavoués et les plus décriés de l’Algérie indépendante ».

Pour Ali Benflis, le peuple algérien « vient de clore l’un des chapitres les plus sombres de l’Histoire de notre pays, mes toutes premières pensées vont à nos concitoyennes et à nos concitoyens qui ont été les artisans d’une révolution populaire pacifique qui nous a restitué notre fierté nationale et fait l’admiration du monde ».

« Toutes les générations à venir, reconnaîtront à cette génération une place à part pour être venue à bout de l’un des régimes politiques les plus désavoués et les plus décriés de l’Algérie indépendante et d’avoir mis le pays sur la juste voie de l’édification d’un État de droit sur la base de la souveraineté du peuple, de l’égalité citoyenne et du respect plein et entier des libertés et des droits », se félicite l’ancien chef du gouvernement sous Bouteflika.

Ali Benflis rend aussi hommage à l’Armée « qui, au moment de la difficile épreuve que vit notre pays, s’est positionnée dans le camp du peuple ».

Il note que « si le peuple lui-même a été l’artisan de sa révolution démocratique, l’Armée Nationale Populaire a aidé à l’aboutissement apaisé, serein et pacifique de sa toute première phase ».

Pour lui, « les premiers pas de la sortie de l’impasse politique, institutionnelle et constitutionnelle viennent d’être faits mais le chemin de la refondation et de la reconstruction reste encore long ».

Il estime que « sur ce chemin, il y a encore des bombes à retardement que l’ancien régime et ses alliés extra-constitutionnels se sont ingéniés à multiplier et qu’il s’agit maintenant de désamorcer les unes après les autres ».

Ali Benflis estime que « la Présidence de l’État devra revenir à une ou des personnalités irrécusables ». Comprendre : Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation qui doit assurer l’intérim du président, selon la constitution, est disqualifié.

« Il y a un Gouvernement discrédité et désavoué avant même sa formation qu’il importe de recomposer. Il y a un Conseil Constitutionnel dont la présidence a pris fait et cause pour l’ancien régime et dont il faudra traiter le cas de manière compatible avec toutes les exigences d’une bonne tenue de la prochaine échéance présidentielle », réclame Benflis. En clair : il demande le départ Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel, qui est resté fidèle à Bouteflika jusqu’à la dernière minute, et Nourredine Bedoui, le premier ministre réputé proche du clan présidentiel.

Enfin, il y a, poursuit Benflis, « la préparation, l’organisation et le contrôle de cette échéance qu’il faudra soumettre à des mécanismes acceptables pour tous ».

Pour lui, « la préparation de cette échéance représente la première épreuve de vérité pour la refondation et la reconstruction du nouveau système politique national. C’est d’elle que dépend un bon ou un mauvais départ. C’est d’elle aussi que sera tributaire la solidité des bases de ce nouveau système politique national. Et c’est à elle, enfin, que le sort de la révolution démocratique pacifique est intimement lié ».

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