
Dans un commentaire mis en ligne ce samedi 29 novembre, l’Agence de presse officielle algérienne APS a fustigé ce qu’elle qualifie de « rhétorique démagogique » de certains partis politiques qui critiquent « la position internationale de l’Algérie » et présentent les décisions de la justice algérienne comme étant « erronées ».
Ces partis n’ont pas été nommément précisés. L’ingérence dans la politique étrangère est une « atteinte flagrante » non seulement au président, mais aussi au pays, estime l’agence.
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« Campagne électorale anticipée »
« Certains partis politiques », écrit l’APS, « ont définitivement perdu toute crédibilité politique en raison de leur incapacité totale à présenter un programme au peuple algérien » et « ont donc décidé de recourir à la rhétorique démagogique pour lancer une campagne électorale anticipée en vue des prochaines élections législatives et municipales. »
L’agence algérienne cite d’abord le cas d’un parti, sans le nommer, qui « a commencé à critiquer la position internationale de l’Algérie ». L’allusion est sans doute au vote par l’Algérie de la dernière résolution du Conseil de sécurité sur Gaza, critiquée particulièrement par le Mouvement de la société pour la paix (MSP).
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Une telle attitude, poursuit le commentaire de l’APS, constitue « une violation flagrante de la Constitution qui stipule que la politique étrangère relève de la compétence exclusive du président de la République, qui tire son mandat du peuple dès son élection ».
La politique étrangère est de la « compétence exclusive » du président
Le texte rappelle dans ce sens que le président de la République a présenté dans son programme « les principes fondamentaux de la diplomatie, des politiques et des approches que l’Algérie adoptera à l’égard de tous les dossiers internationaux actuels » et « il considère que l’ingérence dans la politique étrangère est une atteinte flagrante non seulement au président, mais aussi au pays que le président représente conformément à la Constitution ».
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L’APS cite un autre cas, celui d’un parti politique, qu’elle ne nomme pas non plus, et qui adopte « une nouvelle rhétorique démagogique pour tirer profit des prochaines élections locales et nationales, présentant les décisions judiciaires fondées sur les lois de la République en matière de lutte contre les discours de haine comme étant erronées ».
Cela, lit-on dans le commentaire, constitue « un signe inquiétant » d’une volonté de ramener le peuple algérien à « l’époque des conflits et des divisions, après que le peuple ait exprimé son opinion par le biais de ses représentants au Parlement en adoptant la loi contre la haine entre Algériens », que certains de ces partis ont eux-mêmes votée au Parlement.
Pour l’APS, cette « contradiction flagrante » signifie clairement que certains partis ont « l’intention de s’opposer à la justice et aux lois de la République et de revenir aux mauvaises pratiques, à la corruption et au régionalisme qui ont disparu irréversiblement depuis le 12 décembre 2019 », soit depuis l’élection de Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la République.