
La visite du président de la République Abdelmadjid Tebboune en Allemagne a été l’occasion pour les deux pays de réaffirmer l’excellence de leurs relations et d’exprimer leur engagement à renforcer leur partenariat. “Tout se passe bien avec l’Allemagne », a indiqué le chef de l’État.
Principal fournisseur de gaz pour l’Italie et l’Espagne, l’Algérie est aussi sollicitée pour fournir l’Allemagne.
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« Pour la première fois peut-être, nos amis allemands évoquent l’approvisionnement de l’Allemagne en gaz et nous, en tant que fournisseur de l’Europe, sommes considérés comme un fournisseur fiable qui ne se dérobe jamais à ses engagements », a indiqué le président Tebboune lors d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Friedrich Merz, ce jeudi 16 juillet à Berlin.
Le chef de l’État a aussi évoqué le lancement prochain d’un nouveau corridor d’hydrogène, le SoutH2 Corridor, “auquel viendront peut-être s’ajouter les énergies renouvelables, notamment l’électricité et autres ».
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Cette question de la coopération énergétique est également soulignée dans la déclaration commune relative à “un agenda stratégique pour le partenariat bilatéral” entre les deux pays qui a été diffusée à l’issue des entretiens bilatéraux de haut niveau.
Il y est souligné “l’importance stratégique de leur partenariat énergétique bilatéral à long terme”, dans le contexte des efforts de l’Allemagne pour diversifier ses fournisseurs et du rôle de l’Algérie en tant que fournisseur fiable. Les deux parties ont aussi souligné l’importance stratégique du projet de corridor de l’hydrogène, classé comme “un projet de porte d’entrée mondiale et voie énergétique européenne”.
Investissements : des secteurs clés identifiés
Le partenariat algéro-allemand ne se limite pas à l’énergie. Dans ses réponses aux médias, le président Tebboune a évoqué les « grands projets » réalisés en Algérie par des sociétés allemandes, dont le nombre connaît « une hausse annuelle”, révélant que des investissements d’une valeur de 900 millions de dollars ont été soumis au niveau du guichet unique de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) par des sociétés allemandes.
Dans leur déclaration commune, les deux pays ont noté “avec satisfaction la tendance générale à la hausse de leurs échanges bilatéraux”.
L’Allemagne reste l’un des principaux partenaires et fournisseurs européens de l’Algérie, notamment dans les domaines des machines industrielles, des équipements électriques, des véhicules ainsi que des produits chimiques et pharmaceutiques, est-il rappelé.
Les secteurs identifiés pour des discussions sur la coopération future sont ceux de l’énergie, de la transition énergétique, des infrastructures, des technologies, ainsi que dans les secteurs des transports, de la santé, de la pharmacie, des métaux vitaux, de l’agriculture et de l’industrie.
L’accent est mis sur l’amélioration du climat des affaires dans les deux pays, et le respect des “normes internationales en matière de gouvernance des investissements, notamment la transparence, la non-discrimination et l’État de droit”.
Un forum économique bilatéral se tient ce vendredi 17 juillet et les deux pays ont convenu de créer un conseil d’affaires conjoint “qui servira de plateforme de dialogue et de mise en réseau entre les milieux d’affaires algériens et allemands”.
Entre Alger et Berlin, “aucun différend” depuis 1962
Cette volonté de renforcer le partenariat économique est doublée d’une entente politique. Établies dès 1962, les relations entre les deux pays ont toujours été “solides et excellentes, n’ayant jamais été entachées par aucun différend, et vont de mieux en mieux », et figurent parmi “les meilleures relations de coopération qu’entretient l’Algérie actuellement », s’est félicité le président Tebboune.
Alger et Berlin ont réaffirmé leur attachement “à la coopération multilatérale, dans laquelle l’Organisation des nations unies joue un rôle central, ainsi qu’à un ordre mondial fondé sur le droit international, notamment le respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de chaque État, ainsi que la protection des droits de l’homme et des principes humanitaires.”
Les deux capitales ont convenu d’instaurer un dialogue politique régulier sur les relations bilatérales, les questions régionales et internationales, l’immigration et la sécurité.