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Discours annuel devant le parlement : que dira Tebboune ?

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, prononcera son traditionnel discours devant le Parlement réuni en congrès ce mardi 30 décembre.

Discours annuel devant le parlement : que dira Tebboune ?
Discours annuel devant le Parlement : que dira Tebboune ce mardi 30 décembre ? | Source : présidence de la République
Makhlouf Mehenni
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C’est désormais une tradition ancrée par Abdelmadjid Tebboune, à la manière des présidents américains et leur discours annuel sur “l’état de l’Union”.

Le président de la République s’adressera ce mardi 30 décembre aux Algériens à travers les deux chambres du Parlement réunies en congrès. Ce qu’il dira dans sa troisième allocution du genre est très attendu. 

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Il n’y a aucun doute que le chef de l’État reviendra sur les acquis de l’exercice qui s’achève et évoquera longuement la situation économique du pays, et ce plus d’une année après sa réélection pour un second mandat en septembre 2024. 

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Et peut-être aussi des questions de politique intérieure et extérieure, au sortir d’une année riche en événements et à l’orée d’une nouvelle qui verra notamment la tenue d’élections locales et législatives.

L’année 2026 a été régulièrement évoquée dans la communication officielle comme une échéance pour de nombreux objectifs économiques, dont l’achèvement de certains grands projets structurants.

 

Gara Djebilet, un vieux projet qui se concrétise

 

On sait déjà que le vieux rêve d’exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet, près de Tindouf, dans l’extrême sud-ouest algérien, est sur le point de devenir une réalité. La ligne de chemin de fer Béchar-Tindouf, longue de 950 kilomètres et achevée en un temps record, sera inaugurée par le président début janvier. L’événement est qualifié d’”historique” par Tebboune lui-même. 

Le chef de l’État devrait faire une sorte de bilan d’étape de son ambitieux programme de transformation de l’économie algérienne pour atteindre un PIB de 400 milliards de dollars en 2027, avec éventuellement les chiffres de l’avancement des projets les plus importants et des principaux objectifs. 

Outre le méga-projet de Tindouf, l’Algérie a engagé de nombreux chantiers d’envergure, comme le rail du désert devant aller jusqu’aux frontières avec le Niger et le Mali, l’exploitation du phosphate de Tébessa et du zinc et plomb de Béjaïa, la réalisation de l’une des plus grandes fermes laitières au monde en partenariat avec les Qataris de Bladna à Adrar, le développement de la céréaliculture avec les Italiens de BF à Timimoun…

 

Les questions sur lesquelles Tebboune est attendu 

 

Abdelmadjid Tebboune s’est toujours engagé sur des objectifs chiffrés et des échéances précises. L’année 2026 devrait ainsi être celle de l’entrée en production de plusieurs grands projets, de la finalisation de la numérisation et de l’autosuffisance en blé dur. Le président devrait évoquer tous ces dossiers sous tous leurs aspects, ce qui a fonctionné et ce qui a moins bien marché. 

Avec sans doute aussi l’évocation du volet social et le rappel des nombreux acquis de l’année 2025, marquée par l’augmentation du SMIG, de l’allocation chômage et des pensions, la hausse du montant de l’allocation touristique et le lancement effectif du vaste programme de logements en location-vente, AADL 3, pour ne citer que ces mesures phares.

Au chapitre des annonces, le président pourrait évoquer son engagement de poursuivre la revalorisation des salaires des fonctionnaires pour atteindre 100%, après une première augmentation de 47% en 2023-2024.

Ce qu’il dira à ce sujet et sur tout le volet social est particulièrement attendu, dans une conjoncture de baisse des cours des hydrocarbures sur les marchés mondiaux. 

La situation politique aura sans doute aussi sa part dans le discours annuel du président. Dans celui de 2024, il avait annoncé l’engagement d’un dialogue politique “profond” et “rassembleur” afin de “consolider notre indépendance et à renforcer le front interne” dans une “conjoncture sensible”.

Il se pourrait que cette année il aborde les élections législatives et locales au programme, avec éventuellement des annonces en lien avec ces deux échéances pas tout à fait comme les précédentes avec la participation annoncée de l’opposition. 

La lutte contre la corruption et les entraves administratives, la récupération de l’argent détourné et les polémiques récurrentes sur l’identité sont les autres sujets sur lesquels le chef de l’État va probablement rebondir.

En plus évidemment de certains dossiers internationaux, en tête desquels les questions sahraouie et palestinienne, et éventuellement la crise avec la France dans un contexte où les deux pays tentent de reprendre langue. 

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