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« Djamel Ould Abbes n’a fait aucun jour de prison sous le colonialisme »

Djamel Ould Abbes a-t-il été condamné à mort par la France, comme il le prétend ? Abdelkader Guerroudj, moudjahid, ancien condamné à mort persiste et signe : le secrétaire général du FLN « n’a fait aucun jour de prison sous le colonialisme ». «(…) depuis un peu plus d’un an, un problème m’interpelle. C’est celui de l’accession au poste de SG du FLN de quelqu’un que je ne nommerai pas et qui se pavane effrontément en se targuant d’être un condamné à mort, alors qu’il n’a même pas fait un jour de prison sous le colonialisme », écrit Guerroudj dans une déclaration publiée ce mardi par le quotidien El Watan.

« Quelques voix s’étaient alors élevées, mais apparemment elles n’ont pas été entendues. Pourtant, il y a des personnes encore, vivantes qui pouvaient parler du parcours réel et peu glorieux de ce personnage », soutient l’ancien condamné à mort. « De plus, il y a des membres du comité central du FLN qui auraient dû au moins se poser des questions ou même provoquer une enquête sur ce qu’il convient d’appeler une escroquerie, mais apparemment, ils préfèrent se taire pour ne pas perdre les avantages que leur procurent leur poste et leur paie», dit-il.

« Et parce que ces gens se taisent, je dis, en souvenir de nos compagnons menés à la guillotine, au nom du FLN authentique et de tous nos martyrs pour arracher notre indépendance que je ne me reconnais pas dans ce FLN et je ne suis pas le seul », conclut-il.

 Par ailleurs, dans un court entretien au même journal, Abdelkader Guerroudj s’est interrogé sur le sort de sa lettre envoyée au ministre de la justice dans laquelle il lui suggérait d’enquêter sur le parcours de Djamel Ould Abbes. « Comment expliquer que ma demande faite au ministre de la Justice pour avoir des renseignements précis et officiels sur le parcours de M. Djamel Ould Abbes est restée lettre morte ? Si la non-réponse devait signifier le mépris, cela serait trop grave. Moi, j’ai toujours été habitué au combat et pas au désespoir. C’est pour cela que si à mon âge, je ne peux plus agir, je peux au moins crier, c’est ce que je fais », dit-il.

« J’ai encore sous pli fermé la lettre qui n’a pas pu être donnée à notre Président et à travers laquelle, je lui ai déconseillé affectueusement de cesser de courir après le pouvoir et le peuple algérien lui en aurait été reconnaissant. Ne serait-ce qu’en raison de son âge et de son handicap », ajoute-t-il.

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