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Dans son rapport sur l’équipe algérienne dans son article IV, le FMI prévoit une croissance robuste en 2026 à l’issue des consultations au titre de l’article IV, et un ralentissement économique et une baisse des réserves de change à l’horizon 2031.
Ses prévisions sur le moyen terme sont-elles trop alarmistes ? L’économiste Brahim Guendouzi estime que si l’Algérie réussit à maintenir le taux de croissance actuel, les « anticipations seront plus optimistes », et souligne l’importance des investissements lancés par l’État pour diversifier l’économie et préparer l’après-pétrole.
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Le FMI prévoit une chute des réserves de change de l’Algérie et une baisse de la croissance à l’horizon 2031. Ses prévisions sont-elles alarmistes ?
Je pense que le FMI prend en considération un aspect principal qui concerne l’économie algérienne, en l’occurrence le secteur des hydrocarbures. Les anticipations à l’horizon 2030-2035, la demande mondiale en pétrole risque de se contracter en raison de la transition énergétique et du développement des énergies renouvelables.
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Les cours du pétrole seraient à la baisse, ce qui impacterait les revenus extérieurs de l’Algérie. Il y a lieu de rappeler que le processus de diversification du tissu économique, dont il faudra maintenir la dynamique en cours, ne saurait donner des résultats probants et remplacer le secteur des hydrocarbures en termes de recettes en devises qu’à partir de 2035.
Ajouté à cela, les besoins de fonctionnement de l’économie nationale de plus en plus importants nécessitent plus de ressources en devises, ce qui va déteindre sur le niveau des réserves de change. Il y a également la nécessité de stabiliser le cadre macroéconomique et de gérer au mieux les équilibres financiers internes et externes pour préserver une marge de manœuvre sur le plan des finances publiques.
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Au demeurant, si l’Algérie arrive à maintenir le même niveau de rythme de croissance économique que celui qu’il y a actuellement, soit autour de 3,5 % à 4,2 %, alors les anticipations seront plus optimistes pour l’évolution de l’économie nationale dans sa trajectoire de diversification et de création d’emplois.
En définitive, les décisions qui vont venir en termes de gouvernance économique seront déterminantes sur le moyen terme par rapport à la consolidation de la croissance économique, la viabilité des finances publiques et surtout le niveau des réserves de change nécessaires pour faire face aux contraintes externes.
Les investissements qui ont été lancés pour diversifier l’économie sont-ils vitaux pour assurer la transition de l’après-pétrole ?
Oui, l’investissement est un moteur de croissance. Les projets enregistrés auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) ainsi que les projets structurants programmés par l’État sont en chantier pour la plupart.
La phase de mise en exploitation et la montée en cadence pour dégager plus de valeur ajoutée nécessitent plusieurs années. Pour le moment, on compte sur le secteur des hydrocarbures dont la conjoncture lui est très favorable, mais avec des risques de retournement à tout moment, ainsi que sur la croissance du secteur agricole.
Il y a aussi des efforts consentis en termes de substitution aux importations pour soulager la balance devises.