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Algérie : le FMI prévoit une croissance « robuste » de 3,8 % en 2026

Le FMI a dévoilé un nouveau rapport sur l’économie algérienne à l’issue des consultations au titre de l'article IV. Il prévoit une croissance robuste en 2026, mais préconise des réformes plus approfondies

Algérie : le FMI prévoit une croissance « robuste » de 3,8 % en 2026
Ce que dit le nouveau rapport du FMI sur l’Algérie / Photo par mehdi33300 / Adobe Stock pour TSA
Ali Idir
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Le Fonds monétaire international (FMI) sort un nouveau rapport sur l’évolution de l’économie algérienne, à l’issue des consultations au titre de l’article IV.

L’institution salue les réformes engagées qui, estime-t-il, ont favorisé la diversification de l’économie et une croissance robuste. Le rapport a également noté le retrait de l’Algérie de la liste grise du GAFI. Les bonnes performances de 2025 devraient être rééditées en 2026, prévoit-il.

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Le FMI dévoile ses conclusions sur l’économie algérienne 

La croissance du PIB s’est établie en 2025 à 3,9 % et devrait rester « robuste », à 3,8 %, en 2026, selon le FMI. La croissance du secteur des hydrocarbures était de 1,3 % en 2025 et devrait passer à 2,5 % en 2026. En hors hydrocarbures, la croissance est plus marquée (4,3 % en 2025 et 4,6 % en 2026).

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L’inflation était négative (-02 %) en septembre 2025 mais elle est montée à 5,2 % en avril 2026 à cause de la  « fin de la déflation des prix des denrées alimentaires et la forte hausse des prix des bijoux à la suite de la hausse des prix de l’or ».

La mission du FMI estime que la hausse des recettes des hydrocarbures améliore les perspectives à court terme et offre la possibilité de « reconstituer les marges de manœuvre« .

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Le rapport a toutefois noté la persistance d’un déficit budgétaire élevé bien qu’il a diminué en 2025, grâce aux versements de dividendes élevés ponctuels des entreprises publiques et de la Banque d’Algérie.

Dans un contexte « d’épuisement des marges de manœuvre budgétaires », les besoins de financement toujours importants ont résulté en une « hausse de la dette publique et au recours au financement par la banque centrale ».

Le FMI préconise des réformes plus profondes et une meilleure place du privé 

Aussi, le déficit extérieur s’est considérablement détérioré sous l’effet de la hausse des importations et de la baisse des exportations d’hydrocarbures, avec comme conséquence “une forte réduction” des réserves internationales.

Par ailleurs, les conditions monétaires “se sont assouplies” parallèlement à un “financement accru de l’État par la banque centrale”, et l’augmentation de la prime du taux de change parallèle.

Le FMI résume son appréciation en estimant que les efforts de diversification de l’économie et le retrait de l’Algérie de la liste du GAFI sont “bienvenus”. Mais, préconise-t-il, les efforts doivent être accompagnés de “réformes plus profondes pour soutenir une croissance plus forte, plus résiliente et tirée par le secteur privé”.

Selon le FMI, la valeur unitaire à l’exportation du pétrole brut devrait fortement augmentée en 2026 à 92,6 dollars contre 69,4 dollars en 2025, mais elle baissera à 82,4 dollars en 2027. Pour le PIB en valeur courante, il devrait s’établir à 43.024 milliards de dinars contre 37.389 milliards de dinars en 2025. Pour les réserves officielles brutes, elles devraient baisser à 46,5 milliards de dollars en 2025 contre 51 milliards de dollars en 2025, selon toujours le FMI.

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