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En 2013, les Américains étaient prêts à expulser Chakib Khelil mais l’Algérie a refusé

En 2013, les Américains étaient prêts à expulser Chakib Khelil mais l’Algérie a refusé

En mars 2013, Chakib Khelil quittait précipitamment le pays après des perquisitions effectuées à son domicile dans le cadre des affaires de corruption à Sonatrach. Direction les Etats-Unis où l’ancien ministre possède une résidence et un permis de séjour.

Cinq mois plus tard, le 12 août de la même année, un mandat d’arrêt international est lancé contre l’ex-ministre de l’Énergie et des Mines, sa femme, ses deux enfants ainsi que cinq autres personnes liées à l’affaire Sonatrach. L’annonce a été faite, devant la presse, par Belkacem Zeghmati, procureur général d’Alger.

Belkacem Zeghmati avait précisé que « seulement trois pays, la France, l’Italie et la Suisse ont affiché leur volonté de coopérer avec la justice algérienne dans cette affaire ». En réalité, selon nos informations, les Américains étaient également prêts à coopérer en renvoyant Chakib Khelil en Algérie.

Le permis de séjour américain de l’ancien ministre expirait en décembre 2013. Lorsque Khelil avait introduit une demande de renouvellement, les Etats-Unis, via leur ambassade à Alger, ont saisi officiellement les autorités algériennes concernant le mandat d’arrêt contre l’ancien ministre.

Ils ont clairement affiché leur volonté de coopérer dans son dossier en expliquant qu’en cas de confirmation des poursuites, le permis de séjour de Khelil ne serait pas renouvelé et le ministre serait donc automatiquement expulsé.

La réponse algérienne est venue de manière officielle via le ministère des Affaires étrangères. Il a été demandé aux Américains de ne « rien faire » contre l’ancien ministre.

On connait la suite : Chakib Khelil a regagné l’Algérie en mars 2016 après avoir été « blanchi », sans passer par la case justice.

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