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Figue de Barbarie, le cactus qui vaut de l’or, s’étend en Algérie

La culture de la figue de Barbarie, dont l’huile vaut de l’or, s’étend dans les Aurès et gagne du terrain en Algérie.

Figue de Barbarie, le cactus qui vaut de l’or, s’étend en Algérie
Djamel Belaid
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Traditionnellement les figues de Barbarie (Opuntia) consommées en Algérie proviennent du nord du pays.  Depuis peu sont apparues celles produites au sud de la wilaya de Khenchela, les figues de la région de Cherchar. Une première dans cette région des Aurès.

La direction des services agricoles de la wilaya de Khenchela a communiqué sur cette réussite au niveau des réseaux sociaux. Des caisses entières de figues de Barbarie sont chaque jour récoltées. Des fruits aux belles couleurs jaune et vert. Quant au conditionnement, il laisse peu de place à l’amateurisme. Les figues sont épluchées et disposées sous film plastique dans des barquettes.   

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La figue de Barbarie conquiert de nouveaux territoires en Algérie 

Ces dernières années, cette production connaît un renouveau et il existe une fête de la figue de Barbarie dont l’huile est très recherchée dans l’industrie des cosmétiques. C’est aussi un anti-ride naturel qui coûte très cher. Un litre de cette huile peut atteindre 3.000 euros, mais il faudra une tonne de figues pour le produire.

Cette fête a lieu au niveau du village Sahel, dans la commune de Bouzeguène qui en 2024 fêtait sa 10e édition.

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Ces fruits font aujourd’hui partie du paysage et de nombreux vendeurs ambulants les commercialisent en été. Une vente qui procure un revenu à ces commerçants et offre aux consommateurs un dessert à prix accessible.

La wilaya de Souk Ahras possède une riche tradition en matière de culture de l’opuntia. Depuis 2013, la Chambre locale d’agriculture a encouragé sa culture et une véritable filière s’est montée sur place.

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Afin de valoriser la production, un atelier de transformation a ouvert en 2015 dans la commune de Sidi Fredj et a permis la production d’huile de pépins de figue de Barbarie qui est utilisé dans l’industrie des cosmétiques, de vinaigre et de jus.

En 2018, une deuxième unité a vu le jour et des experts mexicains ont été invités afin de faire bénéficier leurs homologues algériens de leur expérience. La production d’huile qui était de 1 000 litres en 2018 est passée à 7 000 litres en 2019. 

Le figuier de Barbarie menacée par un parasite 

Partout les initiatives fleurissent. C’est le cas de Biopianta, une entreprise d’une entreprise d’extraction et distillation d’huiles végétales lancée en 2021 par le jeune ingénieur en biologie Abderraouf Traïche originaire de Chlef.

Il a été mis à l’honneur dans le cadre du projet de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) en Algérie « Elaboration d’une stratégie de développement de la filière du figuier de Barbarie. » 

Cependant, ces dernières années, un parasite s’attaque aux raquettes de l’opuntia provoquant leur anéantissement. Les services de la protection des végétaux proposent des parades contre ce fléau.

Avantages des figuiers de Barbarie : ils ne réclament pas d’irrigation, ou très peu, contrairement à la culture du melon et de la pastèque. 

Lien permanent : https://tsadz.co/v6mt7

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