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Film Larbi Ben M’hidi : Bachir Derrais répond et défie Azzedine Mihoubi

Film Larbi Ben M’hidi : Bachir Derrais répond et défie Azzedine Mihoubi

Le bras de fer entre le ministère de la Culture et le réalisateur du film « Larbi Ben M’hidi », Bachir Derrais est en passe de tourner au feuilleton.

Dans un post publié sur son compte Facebook, Bachir Derrais a assuré « qu’il ne changerait pas le montage comme le veut le ministre », l’appelant à un face-à-face à la télévision.

« Dans une déclaration publiée sur TSA, le ministre de la Culture me menace directement : ou Derrais modifie son montage ou j’utilise les mesures légales. Mihoubi, utilise ces mesures légales car je ne changerai pas mon montage comme tu le veux toi ; donc autant passer aux mesures légales et gagner du temps », écrit Bachir Derrais. « Le réalisateur c’est moi et personne d’autre », ajoute-t-il.

En réponse à une publication du réalisateur selon laquelle des industriels algériens établis à l’étranger et en Algérie étaient prêts à rembourser la subvention de l’État pour le film, Azzedine Mihoubi a indiqué que le film appartient à l’État, pas au réalisateur. « Tous les films, produits ces dernières années, ont été présentés au public, sauf ce long métrage. Nous avons donné encore une autre occasion au réalisateur pour rencontrer le comité aux fins d’évoquer les réserves faites sur le contenu du film. La décision qui sera prise par le comité sera mise en exécution. Ce comité, créé en application de la loi et composé de spécialistes en Histoire qui connaissent parfaitement le domaine, a pour mission l’étude des films relatifs à l’Histoire réelle du pays. Qu’un réalisateur devienne un historien, cela n’existe qu’en Algérie », a réagi le ministre.

« Il y a encore une occasion pour que le film sorte », a-t-il ajouté annonçant une rencontre entre le comité et le réalisateur. « Si ça ne marche pas, il y a d’autres solutions légales. Le film ne doit pas rester otage de cette situation. On n’accorde pas d’attention aux déclarations faites ici et là. Nous, on applique la loi. Ce long métrage, comme les autres, est régi par des textes de loi et des accords. Le ministère de la Culture et le ministère des Moudjahidine se sont mis d’accord pour que le film sorte de ce tourbillon. Nous voulons qu’il voit le jour dans le respect de la décision du comité et de ce qui a été convenu au début. Il y a encore une occasion pour que le film sorte. Il n’y a aucune censure », a affirmé le ministre promettant de prendre des mesures légales en fonction des résultats qui en découleront.

Réponse ce vendredi du réalisateur : « Une énième réponse au ministre de la Culture, mais il semble qu’il n’arrive pas à comprendre. Je pense qu’il est préférable de se retrouver face-à-face avec lui ou un de ses représentants sur un plateau télé », a posté Derrais.

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