
Il était évident dès le début que cette coupe d’Afrique des nations CAN 2025 n’allait pas se terminer sans un très gros scandale. Des scandales, il y en a eu à la pelle tout au long de la compétition.
Mais ce qui s’est passé dans les derniers instants de la finale entre le Maroc et le Sénégal, dimanche 18 janvier à Rabat, les dépasse tous et restera comme une honte pour le pays hôte et pour la Confédération africaine.
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Le Sénégal champion malgré les tricheries marocaines
Si le Sénégal a finalement gagné (1-0) et remporté le trophée, ce n’est que justice rendue. Tout a été fait depuis le début du tournoi pour faire gagner le Maroc, qui court en vain dernière une victoire finale en CAN depuis 50 ans.
Tirage au sort favorable, impartialité flagrante des arbitres, avec notamment des penaltys flagrants que même la VAR n’a pas vus, pressions et pratiques malsaines pour déstabiliser les adversaires…
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Les autorités marocaines voulaient ardemment ce trophée mais ils s’y sont très mal pris. Au point d’indigner toute la planète football.
“L’arbitre était en mission. Ce qui serait bien, c’est qu’on gagne un peu de temps et qu’on donne la coupe directement au Maroc”, s’est écrié sur le plateau de L’Équipe TV le journaliste Grégory Schneider après un énième scandale d’arbitrage en faveur du pays hôte, en quart de finale face au Cameroun.
La même chose s’était produite en huitièmes face à la Tanzanie, et au premier tour devant le Mali. Comment est-ce possible à l’époque de la VAR ?
« La plus grande honte de l’histoire du football moderne »
À l’approche de la finale, l’équipe du Sénégal a subi de nombreuses tentatives de déstabilisation. En arrivant à la gare ferroviaire de Rabat, ses joueurs ont été laissés sans sécurité au milieu de la foule et des choses graves auraient pu se passer.
La fédération sénégalaise a dénoncé tout cela dans un communiqué très virulent et le sélectionneur Pap Thiaw a mis en garde contre les conséquences de telles pratiques sur l’image du football africain et de la CAN.
Mais le plus catastrophique était à venir. En finale, dimanche, les Sénégalais ont failli perdre et subir l’une des pires injustices de l’histoire du football.
Dans le temps additionnel, ils ont marqué mais l’arbitre gabonais Jean-Jacques Ngambo Ndala a invalidé le but pour une faute que les observateurs jugent unanimement comme peu évidente.
Quelques minutes plus tard, il accorde un penalty au Maroc pour une autre faute qu’il pouvait ne pas siffler, juge-t-on encore. C’en était trop et l’impensable se produisit. Les Sénégalais sont invités par leur sélectionneur à rejoindre les vestiaires. Le plus gros scandale de l’histoire du football moderne était en train de se jouer devant les yeux des présidents de la FIFA et de la CAF.
“La plus grande honte de l’histoire du football moderne”, a résumé le journal espagnol Marca.
Sadio Madé, le sauveur
Mais Sadio Mane a sauvé tout le monde en convaincant ses coéquipiers de reprendre le jeu “comme des hommes” : il a évité au Sénégal la défaite et peut-être une exclusion de la coupe du monde, à ses coéquipiers, son entraîneur et sa fédération de lourdes sanctions, à la CAF la honte de devenir la première et unique confédération qui voit une finale de sa compétition majeure boycottée.
Même le Maroc a été sauvé de la honte d’une victoire déloyale qui serait restée comme celle de la triche.
Les Sénégalais ont repris le jeu et ce que le monde entier considère désormais comme de “la justice divine” a fait le reste. Brahim Diaz a raté le penalty et Pape Gueye a marqué en prolongation. Finalement, il y a eu plus d’un gagnant et plus d’un perdant.
Le Sénégal, le football et la justice ont gagné. Le Maroc, la CAF et la magouille ont été battus à plates coutures devant les yeux ébahis du monde entier qui n’a pas assisté ce dimanche 18 janvier 2025 à un match de football comme les autres, mais un scénario digne d’un thriller de Hollywood où les méchants ont fini par être terrassés. Le héros du jour s’appelle Sadio Mané.