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Football : la FAF multiplie les maladresses

Football : la FAF multiplie les maladresses

Le football national touche le fond. À l’élimination sans gloire de la course du Mondial 2018, s’ajoutent les maladresses de la FAF qui se distingue par une gestion approximative des affaires du sport roi. Au moment où le Maroc et la Tunisie se préparent pour disputer le Mondial, l’instance du football national multiplie les bourdes. Dernière en date, l’affaire du rejet de la candidature du vice-président de la FAF Bachir Ould Zmirli aux élections du Bureau exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Un signe révélateur de l’amateurisme des responsables de cette instance.

Retour sur un scandale annoncé. Le dernier délai des réceptions des candidatures au niveau de l’instance africaine était prévu pour le jeudi 7 décembre à minuit, le cachet de la poste faisant foi.

Or, à la surprise générale, la réaction de la FAF a été beaucoup plus lente et le dossier de candidature n’a pas été envoyé. Résultat : l’Algérie ne sera pas représentée au sein du bureau exécutif de la FAF, et rate un repositionnement stratégique, neuf mois après la défaite de l’ancien patron de la FAF Mohamed Raouraoua devant le Marocain Faouzi Lekjaâ.

Dans un entretien publié lundi par le journal Compétition, Bachir Ould Zmirli n’a pas mâché ses mots allant jusqu’à qualifier les gestionnaires qui s’occupent de ce genre de dossiers au niveau de la FAF d’ « incompétents ».

Le numéro de la FAF conteste ainsi les compétences de ses collègues, une preuve supplémentaire du degré de pourrissement atteint dans la gestion de cette instance.                                                                                    

Les bourdes de la FAF ne se sont pas arrêtées là, puisque lors de la dernière réunion du Bureau fédéral, l’instance a fixé les critères de sélections des joueurs binationaux dans l’une des sélections nationales.

Un tweet de la FAF concernent cette affaire a jeté de la consternation au niveau des différents acteurs du football national. En effet, pour être convoqué en sélection, le footballeur évoluant à l’étranger « doit être supérieur techniquement par rapport aux joueurs exerçant en Algérie ».

Un deuxième critère est exigé par la FAF : Il s’agit de son « engagement inconditionnel en faveur de l’Algérie ».

Quelques heures après la publication ce tweet, les réactions ont fusé de partout et surtout de la part d’anciens internationaux algériens à l’image de l’emblématique Antar Yahia, dont le parcours et l’engagement avec l’équipe nationale pendant toute sa carrière n’ont jamais été contestés.

« La conviction est un critère naturel, pour le second, je pense que c’est maladroit de dire cela. Qu’il joue en Algérie ou au Danemark, ce sont les meilleurs qu’on recherche non ? Pourquoi creuser le faussé entre les deux, pourquoi les différencier ? Il y a des Algériens partout dans le monde, on doit prendre les meilleurs. C’est tout », a-t-il affirmé.

Ces critères ont provoqué un véritable tollé, poussant quelques jours plus tard à la FAF à faire machine arrière, histoire de « camoufler » cette bourde.

« Dans un souci de cohérence avec cette politique, le Bureau fédéral a réaffirmé sa volonté de compter sur tous les joueurs algériens qu’ils soient nés en Algérie ou à l’étranger pour renforcer les différentes sélections nationales. La DTN note, avec satisfaction, que de jeunes joueurs évoluant en France, en Suisse, en Allemagne et au Canada ont envoyé et continuent d’envoyer des demandes pour intégrer les sélections nationales de jeunes, ce qui dénote de l’attachement indéfectible et indiscutable de la communauté algérienne établie à l’étranger à l’Algérie, comme cela a été démontré dans le passé par les nombreux joueurs algériens ayant représenté dignement le football algérien », tentait de justifier la FAF. Mais le coup était parti et les dégâts occasionnés sont énormes pour l’image des Verts et de la FAF.

Dans ce contexte, la FAF organise ce lundi et mardi un Symposium sur le renouveau du football national,  avec au menu huit thématiques qui seront débattues par les nombreux intervenants. Un renouveau qui doit se faire d’abord au niveau de la FAF avant de penser à faire sortir le football algérien de la crise qu’il traverse depuis quelques années.

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