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France – Algérie : Boualem Sansal relance sa campagne de désinformation

Boualem Sansal n’a pas tenu longtemps. À peine revenu en France, il a entrepris sa campagne de désinformation sur l’Algérie, multipliant les mensonges.

France – Algérie : Boualem Sansal relance sa campagne de désinformation
France - Algérie : Boualem Sansal et l'art de dire n'importe quoi. Source : Facebook Boualem Sansal
Ali Idir
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Pour un personnage qui se décrit lui-même comme “une légende”, pour lequel deux grands pays sont allés au bout de la rupture, c’est trop de légèreté.  

Boualem Sansal, à peine remis en liberté après une année de détention en Algérie, a fait étalage d’une désinvolture insoupçonnée et d’un grand décalage avec les réalités. Voire d’une ignorance de certains faits incompatible avec le statut qui lui est prêté.

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L’homme a été visiblement briefé, mais très mal, avant de rencontrer les médias, pour reprendre son entreprise de désinformation sur l’Algérie et les Algériens. 

Quand Sansal se permet de parler au nom des Sahraouis

Sur France Inter, l’écrivain a parlé de l’Algérie comme le ferait quelqu’un qui n’y a jamais mis les pieds. C’est-à-dire avec beaucoup d’imprécisions et d’exagération. Il a affirmé par exemple que 50 journalistes ont été emprisonnés ces dernières années en Algérie. Ce qui est totalement faux. Le chiffre est immensément exagéré. 

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Interrogé la veille de la libération de l’écrivain, le ministre Algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf avait assuré que la relation entre la France et l’Algérie est plus grande que Boualem Sansal.

Mais celui-ci persiste à penser que son arrestation est la conséquence d’un “divorce anthologique au moment où Macron a décidé de reconnaître la marocanité du Sahara occidental”.

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 “C’était la rupture avec la France et moi, je suis la France, pour eux je suis un morceau de la France”, dit-il, insistant qu’il a été l’ “otage de la dégradation de la relation” et que son incroyable attaque contre les frontières et l’histoire de l’Algérie, “ce n’était qu’un prétexte”. 

La sentence qui sied le mieux à ce que fait l’écrivain, avant et décidément après son incarcération, c’est celle qu’il a entendue en Algérie pendant sa détention et qu’il a répétée lui-même sur RTL : “Vous n’êtes pas historien, vous racontez n’importe quoi.”

L’homme s’essaye aussi à la géopolitique et la diplomatie, sans plus de rigueur. Sa lecture de la dernière résolution du conseil de sécurité sur le Sahara occidental est que “l’Algérie est totalement isolée”. L’écrivain se permet même de parler au nom des Sahraouis ! Même les Sahraouis “ne veulent plus de la médiation algérienne” et que le conseil de sécurité a reconnu “la marocanité du Sahara occidental », a-t-il dit. D’où il tient cela ?

Boualem Sansal : désinformation, légèreté et manque flagrant de rigueur 

À l’entendre, les autorités algériennes ont été contraintes de le remettre en liberté parce qu’elles se sont retrouvées isolées et “au fond du gouffre”. Pour la précision, il n’y a que les relais du Maroc qui continuent à faire semblant de voir dans la résolution une victoire du royaume. 

Sansal a aussi étonné lorsqu’il a soutenu que le président de la République Abdelmadjid Tebboune ne s’est pas déplacé en Afrique du Sud pour le sommet du G20, samedi dernier, afin d’ “humilier” le président français Emmanuel Macron avec lequel il aurait convenu d’un rendez-vous en marge du sommet. 

Et quand il a évoqué la situation interne de l’Algérie, l’écrivain a ajouté de l’ignorance à sa légèreté. Selon lui, le MAK était à l’origine le “mouvement pour l’autonomie culturelle de la Kabylie”. Une dénomination que ce mouvement n’a jamais portée. 

Sansal poursuit que “tous les Kabyles adhèrent à cette association mais ils ont toujours été réprimés, très fortement condamnés, arrêtés, torturés, exécutés (sic), exilés” et, “du coup, ils ont créé un parti pour l’autodétermination, un gouvernement en exil et tous les gens qui lisent les trucs, les emails, ils sont tous en prison”.

Prétendre que “tous les Kabyles” soutiennent ce mouvement est tout simplement un très gros mensonge et de la désinformation. Tout comme cette histoire de gens qui “sont tous en prison” parce qu’ils lisaient des “trucs et des emails”.

Ceux qui ont briefé Boualem Sansal auraient pu lui conseiller aussi de faire l’effort d’être un peu plus rigoureux et moins léger…

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