
Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf s’est exprimé ce mardi 18 novembre sur l’affaire Boualem Sansal. Près d’une semaine après la libération de l’écrivain franco-algérien mercredi 12 novembre, le chef de la diplomatie algérienne a évoqué la relation franco-algérienne qui traverse une crise inédite et le cas Sansal.
« N’accordez pas à cet homme plus qu’il ne mérite », a demandé le chef de la diplomatie algérienne lors d’une conférence de presse ce mardi à Alger. C’est la première fois qu’un haut responsable algérien évoque publiquement le cas de cet écrivain qui a été libéré mercredi après près d’une année de détention en Algérie.
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Ahmed Attaf minimise l’impact de l’affaire Sansal sur la relation franco-algérienne
« Les relations algéro-françaises sont plus grandes que cela », a-t-il proféré, en confirmant un « processus de contacts » entre Alger et Paris.
L’écrivain proche de l’extrême droite a été arrêté le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger alors qu’il venait d’arriver de Paris, et a déclaré quelques semaines plus tôt au site Frontières qu’une partie de l’Ouest algérien appartient historiquement au Maroc.
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Ancien haut cadre du ministre de l’Industrie algérien, Boualem Sansal a adopté ainsi les thèses expansionnistes marocaines. Placé en détention provisoire, il a été condamné le 27 mars dernier en première instance à cinq ans de prison pour atteinte à l’intégrité du territoire national, une peine confirmée en appel par la Cour d’Alger le 1ᵉʳ juillet dernier, en dépit des demandes françaises de lui accorder la grâce.
Mercredi, le président Abdelmadjid Tebboune a décidé de répondre favorablement à une demande de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier d’accorder la grâce à l’écrivain pour lui permettre de poursuivre ses soins en Allemagne. Libéré, il a pris l’avion le même jour vers Berlin, et ce mardi, il a regagné Paris où il a été reçu, avec sa femme, par le président français Emmanuel Macron.
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