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France : la complicité suspecte des médias d’extrême droite avec le MAK

En France, le MAK bénéficie d’une bienveillance douteuse de la part des médias et des politiques d’extrême droite.

France : la complicité suspecte des médias d’extrême droite avec le MAK
France : la complicité trompeuse des médias d’extrême droite avec le MAK. / DR
Riyad Hamadi
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Sans aucun ancrage en Kabylie, ni même dans la diaspora, le MAK, qui promeut le projet fou et utopique de séparer la Kabylie du reste de l’Algérie, fait pourtant un grand bruit en France.

Un paradoxe qui a une explication évidente : la complicité des médias français d’extrême-droite et des relais du Maroc. Une complicité qui procède d’un faux calcul et d’une lecture erronée de la réalité. 

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Le Maroc est le seul Etat au monde à avoir appelé ouvertement à la partition du territoire algérien en apportant son soutien à ce mouvement classé terroriste en Algérie.

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Casus belli

En 2021, Omar Hillale, représentant du royaume à l’ONU, a évoqué à la tribune de l’organisation planétaire le “droit à l’autodétermination” du “vaillant peuple kabyle”. Cette déclaration a été l’un des casus belli directs qui ont provoqué la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en août de la même année. 

Le Maroc n’agit pas ainsi par sympathie pour le MAK, encore moins pour la Kabylie. Il le fait comme une forme de chantage à l’Algérie qui soutient le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Les activistes du mouvement sépartiste se déplacent en toute liberté entre le Maroc et l’Europe et trouvent dans les médias marocains une tribune pour répandre leurs idées. 

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A quelques jours de la prétendue proclamation de “l’indépendance de la Kabylie”, le site 360.ma qui est proche du Makhzen, a donné un large espace à ce mouvement pour expliquer son projet.  

En France, la présence médiatique du MAK se limite aux médias de la galaxie Bolloré. Ces journaux et télés d’extrême-droite, ouvertement hostiles à l’Algérie, présentent, sans aucune preuve, le mouvement comme étant réellement l’émanation d’une volonté de la population des wilayas de la Kabylie de se séparer de l’Algérie. 

Pour soutenir une telle réalité qui n’existe pas, et faute de faits concrets, il faut évidemment recourir au mensonge comme ces médias ont l’habitude de le faire à chaque fois qu’il s’agit de l’Algérie.  

Quand des médias français proclament faussement le Mak comme représentant des Kabyles 

Une manipulation lue dans l’un des médias de ce courant illustre la manière dont cette sphère travestit les faits pour faire croire à la popularité du MAK.

Dans le dernier numéro du journal racheté par Vincent Bolloré en 2021, il a été expliqué qu’en Kabylie, les appels au boycott électoral de ce mouvement “ont rencontré un certain succès”, avançant comme preuve les chiffres de la faible participation dans cette région lors des différentes échéances électorales. 

Si la faible participation est vraie, l’imputer aux appels du MAK en l’est pas. Des partis politiques ancrés dans la région appellent régulièrement au boycott pour d’autres considérations, comme l’exigence de plus de garanties de transparence, tout en restant fortement attachés à l’unité de l’Algérie. 

Le projet du MAK est rejeté par toute la classe politique algérienne, particulièrement par les partis ayant un fort ancrage en Kabylie, comme le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Front des forces socialistes (FFS) ou encore le Parti des Travailleurs (PT). 

Amplifier l’envergure du mouvement séparatiste est la dernière lubie de l’extrême-droite française dans sa campagne contre l’Algérie. Ce courant agit par manque d’arguments à mettre en avant dans son entreprise de pousser au pourrissement entre Alger et Paris, par ignorance des réalités algériennes et sous l’influence de voix qui prétendent connaître ces réalités, comme l’écrivain Boualem Sansal. 

Celui-ci, à peine remis en liberté en novembre dernier après une année de détention en Algérie, a répété sur plusieurs médias français que “tous les Kabyles adhèrent à cette association”. 

Ces médias français qui tentent de faire du MAK ce qu’il n’est pas n’ont pas besoin de tels témoignages trompeurs ou même de se rendre en Algérie pour se rendre à l’évidence. Il leur suffit de compter le nombre d’immigrés algériens qui répondent aux appels à marcher à Paris lancés par ce mouvement. Mais leur objectif n’est pas d’informer. Il a toujours été de pousser la relation franco-algérienne au pourrissement.

Ce courant n’ignore pas que la proclamation en France de la partition du territoire algérien pourrait l’aider grandement à atteindre cet objectif funeste. C’est aussi l’unique objectif réaliste du MAK qui sait que son projet d’ “indépendance de la Kabylie” ne se réalisera pas, ni maintenant ni dans mille ans. 

Lien permanent : https://tsadz.co/r9jjx

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