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France : tollé après des propos racistes lors d’une interpellation

France : tollé après des propos racistes lors d’une interpellation

Deux propos racistes proférés par des policiers lors d’une interpellation dans la nuit de samedi à dimanche à l’île Saint-Denis dans la banlieue parisienne ont provoqué un tollé en France.

« Un bicot comme ça, ça nage pas », entend-on dans une vidéo diffusée sur Twitter par le journaliste Taha Bouhafs et visiblement filmée après que les fonctionnaires ont sorti l’homme de la Seine. « Haha ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied », est-il ajouté. L’affaire a fait réagir le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. « Une vidéo montrant une intervention de police dans le secteur de l’Ile Saint-Denis suscite une indignation légitime. Toute la lumière sera faite », s’est-il engagé, ajoutant que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été « saisie ».

« Le racisme n’a pas sa place dans la police républicaine », a-t-il assuré. Le préfet de police de Paris Didier Lallement au demandé au directeur général de la police nationale (DGPN) de suspendre les deux policiers mis en cause. Ces derniers ont reconnu être les auteurs des propos incriminés. Le parquet de Nanterre a indiqué qu’une enquête pour injures à caractère raciste et violences par personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte et confiée à l’IGPN.

L’homme, victimes des propos racistes, est de nationalité égyptienne. Brièvement hospitalisé après sa chute dans la Seine, il a été placé en garde à vue pour vol par effraction et en réunion, avant d’être remis en liberté. Une obligation de quitter le territoire français a été prononcée à son encontre après son interpellation, a précisé le parquet.

« Horrible scène. Où est la police quand ce type de milicien raciste circule en toute impunité ? », s’est notamment offusqué Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France Insoumise. « Les propos racistes sont inacceptables et celui qui les a tenus devra être sanctionné. Les responsabilités de chacun sont à déterminer », a souligné David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN-Unsa), selon l’AFP.

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