
Le Maroc ne se contente pas de proposer d’envoyer des troupes à Gaza, dans le cadre de la “force de stabilisation internationale” voulue par le président américain.
Le royaume promet aussi de contribuer à la “déradicalisation” des Palestiniens. C’est le terme utilisé par son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, devant Donald Trump qui a organisé jeudi 19 février un “Conseil de paix” à Washington.
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Le Maroc a normalisé ses relations avec Israël en 2020 sous l’égide du même Donald Trump, en contrepartie de la reconnaissance par les États-Unis de la “souveraineté marocaine” sur le Sahara occidental. Depuis, Rabat et Tel-Aviv ont intensifié leur rapprochement, notamment dans le domaine sécuritaire et militaire, y compris pendant le génocide de Gaza.
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Le royaume a été l’un des tout premiers pays à annoncer qu’il accepte de rejoindre le “Conseil de paix” créé par le président américain et dont le mandat va au-delà de la gestion de l’après-guerre à Gaza. Jeudi, à Washington, Nasser Bourita a égrené les actions sur lesquelles s’engage son pays dans le cadre de ce conseil.
Gaza : le Maroc va au-delà des attentes de Tel-Aviv et de Trump
“Le Maroc s’engage à honorer la vision pour la paix du président Trump”, a-t-il dit en présence du président américain.
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Selon Bourita, le Maroc va envoyer des troupes pour participer à la force internationale de stabilisation (ISF), aux côtés des quatre pays qui ont déjà annoncé leur participation, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie.
Selon des sources médiatiques, dont la radio française RFI, le Maroc pourrait envoyer 20 000 soldats et policiers qui seront déployés dans le sud de l’enclave palestinienne. Cela, en plus du déploiement d’un hôpital militaire de campagne.
L’autre promesse du Maroc est d’apporter une contribution financière au “plan de secours de Gaza”, pour lequel neuf pays se sont engagés à verser 7 milliards de dollars. Enfin, Bourita a annoncé un programme de “déradicalisation”.
“Le Maroc est prêt à mener un programme de déradicalisation pour lutter contre le discours de haine et promouvoir la tolérance et la coexistence”, a-t-il dit, sans préciser les contours de ce programme. Les observateurs estiment qu’il est évident que cette “déradicalisation” vise les Palestiniens qui s’opposent à la colonisation israélienne. Le gouvernement israélien et Donald Trump n’en demandent pas tant.