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Industrie automobile : l’Algérie serre la vis

L’Algérie veut se doter d’une véritable industrie automobile. Le taux d’intégration est un enjeu majeur pour le gouvernement.

Industrie automobile : l’Algérie serre la vis
L'Algérie prend une importante mesure en ce qui concerne le taux d'intégration dans l'industrie automobile / Par Arvinshen | Dreamstime.com pour TSA
Ali Idir
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L’Algérie accorde une priorité particulière au taux d’intégration de l’industrie automobile naissante, un enjeu majeur pour le gouvernement.

Pour un calcul précis de ce taux, un référentiel détaillé est en cours d’élaboration par un groupe de travail qui vient d’être installé par le Premier ministre.

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Le cahier des charges de cette activité, publié en novembre 2022, exige un taux d’intégration de 40 % dans les cinq ans qui suivent l’ouverture de chaque usine d’assemblage.

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Dans l’unique unité en activité, l’usine FIAT d’Oran, entrée en production fin 2023, le constructeur Stellantis avance un taux d’intégration de 20 % pour son nouveau modèle Fiat Grande Panda, dont le lancement commercial est « imminent ».

Mardi dernier, le Premier ministre Sifi Ghrieb a procédé à l’installation d’un groupe de travail multisectoriel chargé d’élaborer le référentiel national d’intégration dans le secteur de l’industrie automobile, des autobus et des motocycles.

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Le référentiel revêt une grande importance pour l’évaluation précise de la conformité des unités de production au cahier des charges.

Il servira de base pour « calculer les taux d’intégration réalisés par les constructeurs, afin de leur permettre de bénéficier des avantages préférentiels prévus par le cadre législatif et réglementaire spécifique à cette activité », expliquent les services du Premier ministre.

Taux d’intégration dans l’industrie automobile : l’Algérie prend une importante mesure

Le document de référence qui sera élaboré permettra de « jeter les bases solides pour la création et le développement d’un réseau national intégré de fournisseurs actifs dans la production de différentes pièces et composants liés à cette industrie », ajoute la même source.

L’objectif derrière l’initiative est l’augmentation progressive du taux d’intégration des usines de véhicules de tous types, afin d’asseoir « une industrie automobile véritable et durable ».

La révision de la méthode de calcul du taux d’intégration va obliger les constructeurs à aller vers la fabrication de pièces de rechange indispensables pour leurs voitures en Algérie, soit directement ou indirectement via les sous-traitants.

Il s’agit aussi de ne pas répéter les erreurs du passé où les constructeurs présentaient des taux d’intégration qui ne reflètent pas la réalité de l’implantation d’un tissu de sous-traitants, et ce, en intégrant des éléments qui ne sont pas directement liés à la production de véhicules.

Outre la création d’emplois, le développement d’un réseau de fournisseurs locaux contribuera au renforcement du transfert de technologie et au développement des compétences nationales, ainsi qu’à la réduction de la facture d’importation des pièces détachées et des composants nécessaires à l’industrie automobile.

Début février, le groupe Stellantis a invité les fournisseurs de la marque FIAT en Italie à venir s’installer en Algérie pour fournir l’usine de Tafraoui, à Oran. Cet appel a suscité des critiques en Italie.

En plus de FIAT, deux autres marques mondiales ont obtenu l’autorisation préalable pour ouvrir des usines en Algérie, a annoncé le 12 février le ministre de l’Industrie Yahia Bachir. Il s’agit de Cherry et de Hyundai.

Les deux constructeurs butent sur le problème du foncier industriel, a fait savoir le ministre. Au total, cinq demandes d’agrément ont été introduites pour le lancement d’usines de véhicules en Algérie, selon le même responsable.

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