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Gaza : Washington s’oppose à une saisie de l’ONU demandée par le Koweït

Gaza : Washington s’oppose à une saisie de l’ONU demandée par le Koweït

Les Etats-Unis ont bloqué vendredi une demande du Koweït, membre non permanent du Conseil de sécurité, pour que cette instance adopte une déclaration appelant à une enquête indépendante sur les affrontements israélo-palestiniens survenus dans la journée, selon des diplomates.

“C’est un sujet dont doit s’occuper le Conseil de sécurité”, avait déclaré dans l’après-midi à la presse l’ambassadeur du Koweït à l’ONU, Mansour al-Otaibi. Il avait précisé avoir demandé au Conseil l’adoption d’une déclaration identique à celle déjà présentée la semaine dernière mais qui avait déjà été bloquée par les Etats-Unis.

Vendredi, Washington s’est à nouveau opposé à une saisie du Conseil de sécurité et a interrompu une procédure de silence qui devait conduire à l’adoption du texte, selon un diplomate d’un pays membre du Conseil de sécurité ayant réclamé l’anonymat.

Selon un autre diplomate s’exprimant aussi sous couvert d’anonymat, 12 membres sur les 15 qui composent le Conseil de sécurité “avaient soutenu” la proposition de déclaration du Koweit. Cette source n’a pas identifié les deux pays qui se sont alignés sur la position américaine pour refuser cette déclaration.

“Le Koweit réfléchit aux suites à donner” mais “il n’y a pas pour l’instant de réunion du Conseil de sécurité prévue à ce stade”, selon ce même diplomate.

Si la plus haute instance de l’ONU ne fait rien, “cela encourage Israël” dans ses opérations contre les Palestiniens et ces derniers se réservent la possibilité de saisir l’Assemblée générale de l’ONU (193 pays) pour obtenir un “mandat” visant à ouvrir une enquête internationale, avait indiqué dans la journée l’ambassadeur palestinien à l’ONU, Riyad Mansour.

Sept Palestiniens ont été tués et plus de 400 blessés par des soldats israéliens lors de protestations vendredi près de la frontière entre Gaza et Israël, une semaine après une journée particulièrement meurtrière lors de manifestations similaires.

Le 30 mars, les violences avaient coûté la vie à 19 Palestiniens et blessé quelque 1.400, soit la journée la plus sanglante depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas palestinien.

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