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Glissement de terrain meurtrier à Sidi Yahia : qui est le responsable ?

TSA - H. G.

Un drame s’est produit lundi soir à Sidi Yahia, sur les hauteurs d’Alger. Un enfant de 10 ans, qui jouait près du domicile de ses parents à la cité Concorde, a été emporté par un glissement de terrain. Grièvement blessé, il a rendu l’âme au CHU Mustapha Bacha. Quatre personnes ont été blessées dans cet accident.

En réaction, les riverains, en colère, ont violemment protesté. Ils ont brûlé des engins appartenant à la société en charge du chantier. La nuit a été très agitée, avec des accrochages entre des jeunes du quartier et les forces antiémeutes.

À l’origine de ce drame, des travaux de terrassement pour la réalisation d’une promotion immobilière privée. Ces travaux ont provoqué l’écroulement d’un mur de clôture de la cour d’une cité. La responsabilité du promoteur et de la mairie, qui a délivré le permis de construire, est pleinement engagée dans cette catastrophe. Le CTC, l’organisme en charge du contrôle technique des constructions, peut être également mis en cause, s’il a validé le projet.

Par négligence ou ignorance, le promoteur immobilier n’a pas jugé nécessaire de stabiliser le terrain, avant d’entamer les travaux de terrassement. Pour mener ce genre de travaux, le promoteur aurait d’abord dû réaliser une étude de stabilité du terrain, pour définir si un soutènement est nécessaire avant d’entamer les terrassements.

Le blindage à réaliser dépend ensuite de la nature du terrain et lorsque le sol est suffisamment solide, il n’est même pas nécessaire. Souvent, des promoteurs préfèrent faire l’économie des frais des études et de la réalisation des soutènements nécessaires lors de la phase de terrassement, durant laquelle ce genre d’accident peut survenir. Leur calcul est simple : une fois réalisé, le bâtiment constituera lui-même un mur de soutènement et les risques d’effondrements deviennent alors très faibles.

Pour résumer, les procédures techniques pour la réalisation de ce genre de projet n’ont été respectées dans la conduite du chantier qui s’est effondré hier soir. Ce qui est anormal dans une ville où ce n’est pas la première fois que ce genre d’accident se produit. Fin 2016, des travaux de terrassements avaient provoqué deux glissements à Bouzareah et au Telemly. Les autorités n’ont pas tiré les leçons nécessaires pour éviter ce genre de catastrophes.

L’anarchie règne dans l’urbanisme à Alger, où les règles ne sont pas respectées.

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