
Le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni a démenti ce dimanche 6 mai l’existence d’un projet pour la réalisation d’une station nucléaire en Algérie.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Dans l’optique de diversifier ses ressources énergétiques, l’Algérie a opté pour le développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques dont l’usage peut englober également le domaine de la santé, l’agriculture et les ressources en eau.
Actuellement, elle dispose de deux réacteurs nucléaires, l’un à Draria (Alger), l’autre à Ain Oussara, réalisés en coopération avec la Chine et l’Argentine. Ils sont régulièrement contrôlés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
Pour développer son programmes, l’Algérie a signé des accords de coopération avec plusieurs pays dont la Chine, l’Argentine, la France, les États-Unis et la Russie.
« L’Algérie pense à son avenir. La demande croissante sur l’énergie a conduit l’État à initier un programme ambitieux en matière d’énergies renouvelables axé sur la diversification des sources d’énergie pour garantir l’avenir des générations futures. L’énergie nucléaire constitue, à ce titre, un choix stratégique pour notre pays », a expliqué le ministre lors d’une conférence de presse animée en marge des travaux d’un atelier international organisé par le Commissariat à l’énergie atomique (Comena).
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations
Dans ce contexte, il a annoncé l’existence d’une Loi en phase d’élaboration visant à encadrer les activités relatives à l’énergie nucléaire. « Le programme de développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques exige la mise en place d’un cadre légal adéquat fixant les conditions d’exercice des activités nucléaires ainsi que les règles de sécurité et de sûreté nucléaire », a-t-il dit, selon des propos repris par l’agence officielle.
Gaz de schiste
Sur un autre plan, à l’inverse de certaines voix, le ministre affirme que le recours, dans le futur, au gaz de schiste est inévitable. « L’exploitation du gaz de schiste est incontournable mais chaque chose en son temps », a-t-il dit relevant que les investissements dans ce domaine nécessitaient cinq à dix ans.
« Nous devons cesser de considérer le gaz de schiste comme un mal (…) les choses ont changé, les techniques ont évolué et nous devons nous adapter avec le reste du monde », soutient-il.
Nouvelle loi sur les hydrocarbures
Par ailleurs, le ministre a laissé entendre que l’élaboration de la nouvelle Loi sur les hydrocarbures risque de prendre du temps pour des raisons qu’il n’a pas bien détaillées.
« Elle est toujours à l’étude (…) il faut prendre le temps nécessaire pour élaborer une loi durable et à la hauteur des aspirations de l’ensemble des opérateurs ». « À chaque fois que nous avançons dans l’élaboration de la nouvelle loi, les choses se compliquent davantage », affirme-t-il avant d’ajouter que « le texte prendra en considération l’expérience de tous les pays producteurs pour en tirer avantage ».