
Qu’il vente, qu’il pleuve, dans la rue son autre foyer
Il était, temps oublié, appelé gardien de la paix
Paix disparue, récurrence de drames, agent d’un état sans corps
Lui qui a une âme, on l’assigne redresseur de torts
Harcelé, insulté, face à un peuple rendu fou
Entre le marteau et l’enclume, à l’image du clou
Il ne peut utiliser la pointe, face à ceux qui l’assiègent
Ni la tète, face aux ordres qu’il accepte
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Visites officielles, planté, par tout temps comme un piquet, étranger à la fête
Dans les émeutes, il est là caillassé mais toujours en tète
En face de son peuple, passé de l’autre coté de la barrière
Pour se retrouver seul, assurant ses arrières
Noble et ingrat métier, entre état et société, sécurité et liberté
Il était le mal aimé, craint et pas toujours respecté
Arriva ce mois de février ou les roses en avance avaient écloses
Corps et âme avec son peuple Il s’est allié’ admirable symbiose
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*Une contribution de Mourad Ghoualmi
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