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Hydrocarbures : l’Algérie lance un processus inédit pour attirer les majors pétroliers

L’Agence nationale des hydrocarbures (Alnaft) a lancé le processus de préparation de l’appel d’offres pour l’exploration de nouveaux périmètres en 2026 en Algérie

Hydrocarbures : l’Algérie lance un processus inédit pour attirer les majors pétroliers
L’Algérie lance le « processus de nomination » préalable à l’appel d’offres de 2026 dans le secteur des hydrocarbures / Par Cobalt / Adobe Stock
Badreddine Khris
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L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), vient de lancer, pour la première fois, le processus de nomination (Nomination Process), des périmètres d’hydrocarbures en Algérie. Objectif : préparer l’appel d’offres de 2026 et attirer les majors pétroliers.

Ce processus se veut une étape préalable à l’appel à la concurrence qui sera lancé en 2026.  Ce processus permettrait aux investisseurs de choisir certains périmètres présélectionnés par Alnaft et qui seront accessibles via la page web de l’Agence : www.alnaft.dz.

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« Aujourd’hui, Alnaft offre la possibilité à tout investisseur désireux d’investir en Algérie, dans les activités d’exploration et de production, après identification de la compagnie, d’avoir accès à des informations d’ordres géologique et géophysique sur les 24 périmètres présélectionnés », explique le président d’Alnaft, Samir Bekhti.

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Le choix des périmètres par les investisseurs potentiels

« Une fois le choix fait, l’investisseur va communiquer à l’Agence ses préférences en termes de périmètres et d’activités », précise M. Bekhti lors d’une rencontre avec la presse en marge d’une journée d’information organisée par Alnaft au profit des journalistes, sur le rôle et les missions de l’Agence.

Ces périmètres sont répartis, selon Samir Bekhti,  sur tout le territoire national principalement dans les bassins sahariens qui se rapprochent du nord offrant des opportunités surtout d’exploration, d’évaluation et de développement de ressources d’hydrocarbures.

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« D’autres périmètres proposent également des gisements qui sont en production mais qui nécessitent des technologies et des investissements supplémentaires afin d’augmenter leur taux de récupération et leur production », affirme ce responsable.

Après compilation des requêtes des investisseurs postulants, Alnaft va, en collaboration avec le ministère des Hydrocarbures et des Mines et Sonatrach, définir les 6 à 8 périmètres voire plus, qui seront mentionnés dans l’appel à concurrence pour l’année 2026 (Algeria Bid Round 2026).

Cette démarche a été motivée par les résultats positifs et le succès qu’a connu l’appel à concurrence précédent où les contrats de 5 périmètres d’hydrocarbures sur les six proposés à concurrence ont été signés en juillet dernier, précise Samir Bekhti.

« Ce qui dénote de l’attractivité de l’Algérie dans les domaines minier et des hydrocarbures et en termes de lois régissant le secteur des hydrocarbures et ses conditions fiscales et la stabilité qui caractérise la situation en Algérie », se félicite le premier dirigeant d’Alnaft.

Encouragé par ce succès, Alnaft a décidé de lancer un autre appel à concurrence en 2026 avec l’intégration, cette fois-ci, de la phase collaborative, à savoir le « processus de nomination ».

« Celui-ci, permet de répondre à la demande et aux attentes de l’industrie des hydrocarbures. Nous devons de ce fait, orienter notre offre en fonction de ces attentes en s’appuyant sur ce processus de nomination », argue-t-il.

Ces efforts visent également à renforcer les capacités de production de l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures, en prévision de la prochaine phase marquée par une hausse attendue de la demande mondiale en gaz, qui devrait atteindre 5.300 milliards de m3 par an, selon les données du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), relève M. Bekhti.

Attractivité de l’Algérie

Il rappelle aussi le potentiel de l’Algérie en hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste), où les études prouvent l’existence de plus de 700 milliards de pieds cubes (environ 19.800 milliards de m3) de ressources récupérables en gaz non conventionnel, ajoutant que l’intérêt actuel porte sur les modalités d’exploitation de ces importantes ressources dans le strict respect des exigences légales et environnementales.

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