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Il a révélé la présence de Sahraouis dans l’avion : la bourde de trop pour Ould Abbes ?

À trop vouloir s’exprimer sur tout et s’imposer sur la scène politique, Ould Abbes, le secrétaire général du FLN, multiplie les gaffes jusqu’à se substituer aux institutions du pays et de les mettre dans l’embarras sur des sujets hautement sensibles.

Le 1er avril en visite à Tamanrasset, Ould Abbes fait des annonces à la place du Premier ministre. Il annonce, entre autres, la décision du gouvernement de promouvoir dix wilayas déléguées du grand Sud au statut de wilaya.

Mais c’est hier que le SG du FLN a commis l’erreur de trop, en annonçant sur une chaîne de télévision nationale que 26 ressortissants sarhaouis étaient parmi les victimes du crash de l’avion militaire à Boufarik. Il sera d’ailleurs le premier à révéler cette information alors que le bilan de l’armée nationale communiqué peu de temps auparavant a évoqué la mort de 257 personnes sans aucun autre détail.

Hier, Ould Abbes, sciemment ou inconsciemment, s’est mêlé du travail de l’institution militaire. Le vol Blida-Tindouf étant un vol militaire et la communication dans ce genre de catastrophes relève du domaine exclusivement militaire. Il a révélé des informations qui auraient dû rester secrètes pour plusieurs raisons, mettant dans l’embarras l’Algérie et le Front Polisario.

La sortie très maladroite d’Ould Abbas a poussé le Front Polisario à publier un communiqué pour confirmer la présence de 30 Sahraouis dans le vol Alger-Tindouf. Mais le mal est fait. Sur les réseaux sociaux et dans les médias marocains, l’information a été utilisée pour lancer une campagne de dénigrement contre l’Algérie. La tragédie est reléguée au second plan laissant place à des commentaires violents et déplacés.

Le SG du FLN a-t-il mesuré les conséquences de son erreur ? Évidemment non. Son seul souci a toujours été de prouver à l’opinion publique et à ses adversaires qu’il est bien introduit au sein du pouvoir, en d’autres termes s’approprier le statut de l’homme du président. Un statut qui pourrait le maintenir à la tête du FLN  jusqu’au prochain congrès et dissuader ses opposants internes à s’organiser pour sa destitution.

Ce sont ces petits calculs politiciens qui l’ont amené à divulguer des secrets militaires.

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