
Nouvelle victoire de l’extrême-droite française contre la diversité. Ce courant a réussi à empêcher la baptisation d’une salle de sport d’un lycée de Lyon du nom de la championne algérienne de boxe Imane Khelif.
L’affaire a débuté en avril dernier. La direction du lycée Arnaud Beltrame de Meyzieu, près de Lyon, a décidé de baptiser une salle de sport au sein de l’établissement du nom de la championne olympique 2024, considérée comme un « symbole de détermination et d’égalité » et « une figure inspirante ».
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Une salle au nom d’Imane Khelif dans un lycée de Lyon : l’extrême-droite réussit son coup
L’inauguration était prévue pour le 7 mai, mais elle a été bloquée par le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Philippe Meunier, du parti Les Républicains de Bruno Retailleau. « La région ne manque pas de champions olympiques exemplaires », a-t-il écrit.
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« Première victoire (…) mais rien n’est réglé, un vote est prévu en conseil d’administration le 23 juin », avait réagi la présidente du groupe RN à la Métropole de Lyon, Tiffany Joncour.
Cette « première victoire » est suivie d’une autre, définitive, avec une décision de la Région qui rend le projet impossible par la force de la loi. La région Auvergne-Rhône-Alpes a adopté jeudi 25 juin une nouvelle réglementation sur la dénomination des espaces publics, applicable aux structures régionales et qui devra respecter plusieurs critères de dénomination qui excluent de facto la boxeuse algérienne.
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La Région Auvergne-Rhône-Alpes adopte un règlement qui exclut de facto Imane Khelif
Les noms à donner aux établissements devront être « consensuels, dignes et fédérateurs » avec une priorité à accorder aux noms de « lieux géographiques régionaux afin de valoriser l’identité et la singularité » de la région, et aux personnalités décédées, « dont le parcours fait l’objet d’un large consensus et constitue un exemple rassembleur ».
Les noms à privilégier sont ceux des personnalités françaises au parcours qui « incarne un engagement, un courage ou un combat ayant un lien avec l’histoire, les valeurs et le destin » de la France. Pour les personnalités vivantes, « elles devront avoir donné leur accord, être de nationalité française et entretenir un lien fort » avec les territoires de la région. Un règlement anti-Imane Khelif, en somme.