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Instauré en juillet 2025 pour renforcer le contrôle sur le commerce extérieur, le Programme prévisionnel d’importation (PPI) vient d’être élargi à d’autres entreprises.
Pour réduire et contrôler les importations, l’Algérie a instauré le PPI le 8 juillet dernier pour le second semestre 2025. Le dispositif a été reconduit pour les six premiers mois de l’année 2026.
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Les micro-entreprises bénéficiant du dispositif de l’Agence nationale de soutien et de développement de l’entreprenariat (Nesda) doivent s’inscrire sur la plateforme du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations pour pouvoir effectuer leurs importations durant le premier semestre 2026.
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Dans une note publiée ce lundi 23 février, Nesda invite l’ensemble des micro-entreprises qui souhaitent importer à s’inscrire sur la plateforme du ministère du Commerce extérieur et déposer leur programme prévisionnel d’importation (PPI) pour le premier semestre 2026, lié au fonctionnement ou à l’équipement.
Le département de Kamel Rezig indique sur son site, faut-il le préciser, que toute entreprise désirant importer doit lui soumettre, chaque semestre, une demande d’importation via sa plateforme numérique.
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Entreprendre les démarches avant le 26 février 2026
Nesda indique dans sa note que la date limite du dépôt de la demande d’importation est fixée pour le 26 février 2026, exhortant ainsi les micro-entreprises et les porteurs de projets à accomplir les démarches nécessaires dans les délais impartis.
L’Algérie a instauré le PPI en juillet 2025 pour renforcer le contrôle sur le commerce extérieur, notamment sur les opérations d’importation, afin de lutter contre la fraude, de sauvegarder les réserves de change et d’encourager la production nationale.
Ces importations permettent ainsi aux sociétés productrices, dont les micro-entreprises à se doter soit de matières premières soit d’équipements, indispensables à leur production.
Le ministère a même autorisé, à titre exceptionnel, les opérateurs économiques à effectuer des demandes supplémentaires d’importation de matières premières ou d’équipements à travers des tableaux estimatifs additionnels. Il s’agit de demandes qui n’ont pas été déposées dans le cadre du programme prévisionnel d’importation (PPI).
Il est à noter que Nesda a financé plus de 3.500 projets depuis la restructuration du dispositif en 2024, a affirmé son directeur général, Bilal Achacha, dans une interview à la radio nationale au mois de décembre 2025.
Les ambitions de Nesda
Il a rappelé l’ambition de l’agence de créer chaque année 10.000 micro-entreprises, notamment avec l’élargissement du dispositif aux diplômés de la formation professionnelle. Ce qui, à coup sûr, va développer davantage le tissu industriel et renforcer le réseau de la sous-traitance en Algérie.
Pour concrétiser cet objectif, Nesda compte sur son programme « Small Business Hub » qui vise à mettre en relation les micro-entreprises avec des institutions publiques et des partenaires privés via des conventions telles que celles signées avec la Bourse algérienne de la sous-traitance et du partenariat (Bastp) et l’Agence de développement des PME et de la promotion de l’innovation (ADPMEPI), précise l’agence sur son site. Nesda estime que ces partenariats vont faciliter l’intégration de ces micro-entreprises dans les différentes filières industrielles.
L’autre programme développé par l’agence est dénommé « Tawtine », qui concerne les jeunes entrepreneurs souhaitant changer les intrants importés par des produits alternatifs locaux en déposant leur demande sur la plateforme électronique. Ce service entre dans le cadre de la réduction des importations de produits, notamment ceux fabriqués localement.