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Incident entre Cherif Mellal et Rebouh Haddad : que s’est-il passé à Paris ?

Incident entre Cherif Mellal et Rebouh Haddad : que s’est-il passé à Paris ?

TSA était témoin de l’incident entre le président de la JSK et le dirigeant de l’USMA dans l’enceinte du palais Paris-Bercy. Récit.

Samedi soir, le concert « 1, 2, 3 Kabylie » s’achève autour de 23h30. Pendant que les milliers de fans évacuent la salle de spectacles, les artistes rejoignent leurs loges où viennent les retrouver les invités des sponsors pour des séances photos. D’autres se dirigent directement vers un salon pour un cocktail dit « after show ».

Acte I :

Dans la loge de Lounis Ait Menuguellet arrive Issad Rebrab et sa famille. Il est suivi quelques temps après de Rebouh Haddad qui entre ensuite dans le salon où les invités se trouvaient en majorité avec leurs familles. Cherif Mellal était déjà là.

En le voyant arriver, il est saisi d’une colère qu’il n’est pas parvenu à contenir. Il s’adresse à lui de manière agressive. Le langage est dépourvu de politesse. Le président de la JSK tombe sa veste qu’il expédie d’un geste sur une table et renverse des plateaux. Il écarte sa chemise.

Dans le salon, tout le monde ne le reconnaît pas. Mais la surprise est immense. Dans le brouhaha qui s’élève, les mots de M. Haddad sont inaudibles. Issad Rebrab, très mal à l’aise, essaie de calmer M. Mellal. Vainement. Il se glisse hors du salon dans un coin où se trouvait son fils Omar qui ne comprenait pas aussi ce qu’il venait de se passer.

Finalement, les agents de sécurité parviennent à évacuer le président de la JSK hors du salon où arrive le chanteur Allaoua. Des interrogations fusent de partout. On essaie de comprendre. Le patron d’Ifri, sponsor du concert, parait consterné. Fin de l’acte 1.

Acte II :

Le cocktail est terminé. Les invités quittent la salle les uns après les autres. Près du portail de sortie, Cherif Mellal, costume dépareillé, était là avec deux autres dirigeants du club. Sa colère est toujours intacte. Il continue de vociférer. La raison de son coup de sang commence à percer. Il se sent floué. Il a appelé les supporteurs de la JSK à se rendre nombreux au concert. Il a fait confectionner des maillots aux couleurs du club, avec les noms des trois artistes programmés, un autre au nom de feu Matoub et un dernier au nom de M. Rebrab. Il pensait pouvoir monter sur scène et honorer lui-même les artistes. Cela n’a pas été possible. Il a vu derrière cette opposition une décision des frères Haddad.

Accrochage avec Ali Haddad

En fait, il y avait déjà un premier accrochage avec le président du FCE dans l’avion où ils se sont retrouvés fortuitement. Cherif Mellal se rendait au concert et Ali Haddad devait prendre une correspondance à Paris pour se rendre aux États-Unis.

Y avait-il un accord entre les organisateurs et le patron de la JSK l’autorisant à monter sur la tribune ? Interrogé par TSA, un organisateur assure que non. « Le timing négocié avec l’administration de la salle est très strict. Il est impossible d’y déroger ». Il n’y a donc pas de coup fourré des frères Haddad, selon lui.

Acte III :

Dimanche en milieu de journée, une partie des organisateurs se retrouve avec Lounis Ait Menguellet et Miloud Iboud dans un restaurant du 10e arrondissement. L’ancien défenseur du club n’a pas pu assister au concert. Il prend juste connaissance des péripéties de la nuit.

Ceux qui font le récit paraissent contrariés, voire même consternés. Iboud s’est engagé à voir dans la journée son président et à désamorcer la crise qui s’annonce. Mellal est censé rentrer aujourd’hui à Alger.

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